Le faux problème des retraites
Philippe Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère ».
Philippe Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère ».
Les pauvres sont très cons, c’est pourquoi les riches et leurs copains les politiques, les ont bien eus. En France, il y avait plein d’usines, peu de chômage. Les salaires n’étaient peut-être pas mirobolants, mais sur le plan de la protection sociale, il n’y avait pas mieux ailleurs.
Et puis la Mondialisation ( du fric) est arrivée, encensée par les élus et les journalistes de tous bords. C’était la panacée. Les chefs d’entreprises bénéficiaient de marges correctes, mais on leur a laissé délocaliser leurs usines là où les salaires étaient très bas, pour qu’ils s’en mettre dix fois plus dans les poches. C’est ainsi qu’il y eu plus de riches et plus de pauvres. Mais les pauvres devenant plus pauvres, ils se précipitaient ( endoctrinés en plus par la publicité ), sur les marchandises venues de pays lointains, fabriquées n’importe comment, mais prétendument bon marché ! En fait, justes un peu moins cher que les produits fabriqués sur place. Les gouvernements et la presse leur disaient que leur pouvoir d’achat augmentait et ils le croyaient. Leur travail s’en allait, mais il semble qu’ils ne s’en apercevaient pas. Aujourd’hui, à part des Airbus, des centrales nucléaires et quelques bagnoles (plus pour longtemps), plus rien n’est fabriqué en France. La conséquence c’est que l’Etat et les collectivités ont de moins en moins de ressources et de plus en plus de charges ; c’est pourquoi ils rognent les prestations sociales. Mais les pauvres au lieu de boycotter tous les produits des multinationales fabriqués dans ces pays où les salariés et l’environnement sont sur-exploités, continuent à entretenir leur malheur et celui de leurs enfants.Noël est bientôt là ; ils vont encore pleurer qu’ils n’y arrivent pas et parce que le chômage augmente, mais ils vont tous se précipiter dans ces grand magasins acheter des jouets, dont pas un n’est fabriqué en France. Nous ne fabriquons plus rien, et si nous sommes foutus, c’est la faute bien sûr de tous ces « âpres au gain », mais aussi celle des pauvres qui, sans doute à cause des analphabètes des médias, ont, depuis déjà longtemps, perdu tout bon sens.
Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »Le début de l’article commence ainsi : « Alin a 23 ans. Ses deux enfants galopent dans la caravane, le troisième va naître bientôt… »
La France un pays où l’on vient pour pondre ! (On met au monde un enfant après mures réflexions et en ayant conscience de ses responsabilités, sinon… comme un animal, on pond !)
En revanche, chaque jour, des entreprises françaises délocalisent en Roumanie parce que la main d’œuvre y est moins cher. On se pince pour être sûr qu’on n’est pas dans un mauvais rêve !La loi est de plus en plus stricte en ce qui concerne le stationnement des camping-cars, ce qui est normal, surtout pour des raisons d’hygiène, mais il suffit d’être clandestin et de venir s’installer n’importe où avec vingt ou cinquante caravanes pour faire impunément n’importe quoi, devant des forces de l’ordre totalement impuissantes !
Et celui qui n’est pas content et qui le dit, se retrouve sous le coup de la stupide et inique loi « Gayssot ». Comme si, s’élever contre des pratiques illégales et dangereuses, c’était xénophobe sous le prétexte qu’il s’agit d’étrangers. D’où vient cette compassion pour les étrangers, les clandestins et autres Roms qui, rejetés par leurs pays, viennent réclamer des droits en France ?Cette fausse compassion et cette lâcheté commune devant les problèmes de l’immigration clandestine, creusent le lit du racisme de demain et des conflits qu’on voit déjà poindre entre les communautés, lorsque la survie des derniers arrivants empiète sur la vie des premiers.Si un pays tel que la France, à la pointe dans le monde en matière de protections sociales, acquises de hautes luttes, s’ouvre sans contrôle à tous les damnés de la terre, c’est à plus ou moins longue échéance, la fin de ces acquis. Et en effet ils ont déjà été largement entamés. Quel est l’intérêt des Français, qu’ils soient de « souche » ou d’origine immigrée, à favoriser la multiplication des bénéficiaires d’un « gâteau » déjà réduit par une récession définitivement installée ? (une récession, conséquence évidente d’une politique néo-libérale absurde de délocalisations effrénées).En quoi des hypothétiques « droits de l’homme » devraient-ils avoir priorité sur les droits des citoyens à recueillir le fruit de leur labeur et des cotisations qu’ils ont versées?Il est étrange que des associations accourent pour défendre des immigrés clandestins dont ils ne connaissent aucunement les motivations profondes, alors qu’ils se soucient peu des pauvres qui sont dans leur rue ; entre autres, de ces personnes âgées qui, après une vie de travail mal payé, sont obligées de ramasser dans le caniveau, quelques fruits et légumes à la fermeture des marchés. N’y a-t-il pas déjà suffisamment de nécessiteux dans ce pays sans en accueillir encore et encore ?En fait derrière les bons sentiments se cache l’enfer de la démagogie. Des questions cruciales pour l’avenir sont transformées ainsi, avec l’appui des médias, en instrument de combat idéologique. Une attitude incohérente, dangereuse pour l’avenir, mais dans quel but ?Par charité chrétienne ? Qu’est-ce que c’est ? Qui vit comme un chrétien aujourd’hui ? De l’école à l’entreprise, c’est la compétitivité, la concurrence, la domination qui est inculquée, et ce n’est pas d’aujourd’hui. La charité est une gageure dans un tel monde, où chacun ne cherche qu’à écraser son voisin ! Quelle comédie ! En quoi la classe moyenne, déjà exploitée et ponctionnée, devrait-elle encore payer plus d’impôts pour entretenir tous ceux qui passent à travers des frontières si mal gardées ? Pour satisfaire à la morale ? Sur quoi repose cette morale ? Sur l’exemple des grandes fortunes expatriées dans des paradis fiscaux ? Des élus grassement payés par les contribuables, alors qu’ils sont tous, à droite comme à gauche, à la solde des « lobbies » des multinationales ?Il n’est pas toujours facile déjà, d’être solidaire des membres de sa famille et de ses amis, qu’est-ce qui nous obligerait à l’être de personne que nous ne connaissons ni d’Ève ni d’Adam ? Que d’années d’endoctrinement pour faire croire aux pauvres qu’ils doivent aide et assistance aux autres pauvres ! Jusqu’à faire de l’égoïsme, un péché laïque ! Quelle dérision !Faire la charité, c’est cautionner un mauvais système ( le capitalisme financiarisé et globalisé
La « taxe pique-nique » fait couler beaucoup d’encre dans la presse cette semaine. Pour le PS cette nouvelle taxe va pénaliser le consommateur et peser sur le pouvoir d’achat (Aujourd’hui en France du 16 septembre 200
.
Mais personne ne relève l’absurdité et l’incohérence de cette taxe ! Vous avez élevé vos enfant dans le respect de l’environnement, et après le pique-nique ou le goûter à la plage ou à la campagne, ils vont porter les déchets dans la poubelle, ou s’il n’y en a pas, ils poseront le sac dans la voiture en attendant de le jeter dans la poubelle de leur rue ou de leur habitation. Mais vous paierez la taxe quand même, parce qu’il est tellement difficile, n’est-ce pas d’éduquer les gens à être propres. Pourtant, dans toutes les écoles, depuis des années, les enfants sont sensibilisés au respect de la nature. Alors pourquoi toutes ces saletés partout ? Parce que les gens ont peur : peur de rappeler à l’ordre les fauteurs d’incivilité. Parce que l’incivilité est la norme depuis qu’on a une si grande peur de la répression.
Chacun a tellement peur de passer pour quelqu’un d’autoritaire, tellement peur de se faire traiter de « fasciste », un mot employé à tort et à travers et pas suffisamment là où il faudrait.
Les villes qui ont le courage de verbaliser les incivilités de certains propriétaires de chiens, sont propres, les communes qui se contentent de menacer mais ne punissent pas, sont sales, et pourtant elles dépensent beaucoup d’argent au nettoyage des trottoirs. Personne ne peut affirmer sans paraître idiot ou de mauvaise foi, qu’il y aurait un manque d’information et de prévention en ce qui concerne le respect de l’environnement, c’est donc bien un minimum de répression qui fait défaut.
Absurde cette taxe : « puisque je paie », va dire le benêt, « alors je peux salir ». C’’est malheureusement une attitude trop répandue. Si vous faites une réflexion à quelqu’un qui, par exemple, jette son paquet de cigarettes vide par terre, il vous répondra souvent (à moins qu’il ne vous insulte ou qu’il ne vous donne un mauvais coup) : « je paie des impôts pour ça ! ».
Gageons qu’à la sortie des « Fast-food », après l’entrée en vigueur de cette taxe, les trottoirs seront couverts d’encore plus de cartons et de papiers gras, merci Monsieur Borloo.
ANNABA (philippe.annaba.free.fr)Voici un des textes de mon dernier recueil de poésie libre, "Proférations gnostiques", qui fait suite aux "Proférations cyniques", à écouter également sur le site http://philippe.annaba.free.fr
La Nature, si belle, si parfaite,
si minutieusement réglée,
aussi admirable que haïssable,
ne connaît ni Bien ni Mal,
même si la vie ne s’y alimente que de la mort.
La première activité du vivant, la prédation,
est inéluctablement liée à la nutrition.
Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation.
Et il faut une sacrée dose d'inconscience,
d’endoctrinement et de conditionnement,
pour ignorer que la Terre,
dans une chaîne infernale et sans fin,
grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.
À l’intérieur de cet insondable bourbier,
l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié;
la vermine le ronge aussi profondément
que n’importe quel animal,
et sa science est inopérante
contre la mort inéluctable.
L’Intelligence Universelle,
dans sa grande Cohérence,
a imaginé le parasite, le virus et le cancer,
ainsi que leurs rôles
dans l’équilibre des choses.
Quoique nous inventions
pour changer le cours de la Nature,
nous ne serons encore que ses jouets,
que quelques-uns de ses infinis
et microscopiques rouages,
perdus dans l’immensité cosmique
d’une fantastique mécanique,
inconnaissable, inconcevable,
dont on ne peut rien dire,
sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,
incapables que nous sommes
de comprendre le Chaos,
de saisir par nos sens limités à dessein,
à la fois l’Un et le Tout,
seulement perceptibles dans l’illumination .
Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions,
nous ne pouvons nous échapper de ce monde
qui nous semble se foutre du monde.
L’homme prétend aimer la vie mais il refuse
d’admettre la cruauté des lois du vivant.
Un aveuglement programmé
pour la seule survie de ses gènes.
Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,
sait que pour lui, il est déjà trop tard ;
que naître est irréversible,
et que ne pas naître,
est la meilleure destinée possible.
Aucun dogme, aucun système,
aucune science, aucun dieu,
n’est capable de transformer cette galère
en un paradis pour nos rejetons.
Notre enfer est une réalité
que n’importe qui pourrait décrire
dans les moindres détails
s’il avait des siècles devant lui.
Nos monumentales bibliothèques
ne représentent que le résumé succinct
de la misère humaine,
et de la vanité de l’existence.
Le paradis en revanche,
n’est qu’un mot vide de sens.
Personne ne peut tenter de le décrire
sans paraître puéril.
Certains y voient un bordel divin
habité de top models soumis.
Quelle dérision !
Des rêveurs naïfs ont imaginé
dans leurs cerveaux de messianistes,
embrumés de vapeurs d’absinthe,
un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.
C’est comme inventer une vie
affranchie de ses fonctions organiques.
En voulant réaliser cette utopie,
des sauveurs de l’humanité,
ont généré des calamités
dépassant toutes les tyrannies
de leurs prédécesseurs réunis.
Le monde des hommes ne présente
que des manifestations diaboliques,
en tous lieux et en tous temps.
Si la nature est cruelle,
si elle respire le meurtre,
si elle ne se repaît que de sang,
seul l’homme est capable
de l’immonde et de l’abjecte.
Seul l’homme peut enchaîner son enfant
à un métier à tisser ou le prostituer,
pour soi-disant survivre…
Il vaut mieux mourir de faim
que de mettre au monde l’innocence,
pour l’étouffer dans la souffrance.
Quelle Inexcusable Faute !
La pauvreté, est une circonstance aggravante
et les religions, ces charognards de la misère,
ne sont que les artisans de la mort.
Les humanitaristes ne seront crédibles,
que lorsqu’ils distribueront aux affamés,
autant de préservatifs et de contraceptifs,
que de sacs de riz !
ANNABA
Voici un des textes de mon dernier recueil de poésie libre, "Proférations gnostiques", qui fait suite aux "Proférations cyniques", à écouter également sur le site http://philippe.annaba.free.fr
La Nature, si belle, si parfaite, si minutieusement réglée,aussi admirable que haïssable,ne connaît ni Bien ni Mal,même si la vie ne s’y alimente que de la mort.La première activité du vivant, la prédation, est inéluctablement liée à la nutrition. Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation. Et il faut une sacrée dose d'inconscience,d’endoctrinement et de conditionnement,pour ignorer que la Terre, dans une chaîne infernale et sans fin, grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.À l’intérieur de cet insondable bourbier, l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié; la vermine le ronge aussi profondémentque n’importe quel animal,et sa science est inopérante contre la mort inéluctable.L’Intelligence Universelle,dans sa grande Cohérence, a imaginé le parasite, le virus et le cancer, ainsi que leurs rôles dans l’équilibre des choses. Quoique nous inventionspour changer le cours de la Nature, nous ne serons encore que ses jouets, que quelques-uns de ses infinis et microscopiques rouages, perdus dans l’immensité cosmiqued’une fantastique mécanique, inconnaissable, inconcevable, dont on ne peut rien dire,sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,incapables que nous sommesde comprendre le Chaos,de saisir par nos sens limités à dessein,à la fois l’Un et le Tout,seulement perceptibles dans l’illumination .Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions, nous ne pouvons nous échapper de ce monde qui nous semble se foutre du monde.L’homme prétend aimer la vie mais il refuse d’admettre la cruauté des lois du vivant. Un aveuglement programmé pour la seule survie de ses gènes.Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,sait que pour lui, il est déjà trop tard ; que naître est irréversible,et que ne pas naître, est la meilleure destinée possible.Aucun dogme, aucun système, aucune science, aucun dieu, n’est capable de transformer cette galère en un paradis pour nos rejetons.Notre enfer est une réalité que n’importe qui pourrait décrire dans les moindres détails s’il avait des siècles devant lui. Nos monumentales bibliothèques ne représentent que le résumé succinct de la misère humaine,et de la vanité de l’existence.Le paradis en revanche n’est qu’un mot vide de sens. Personne ne peut tenter de le décrire sans paraître puéril.Certains y voient un bordel divin habité de top models soumis. Quelle dérision !Des rêveurs naïfs ont imaginé dans leurs cerveaux de messianistes,embrumés de vapeurs d’absinthe, un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.C’est comme inventer une vie affranchie de ses fonctions organiques. En voulant réaliser cette utopie, des sauveurs de l’humanité,ont généré des calamités dépassant toutes les tyranniesde leurs prédécesseurs réunis.Le monde des hommes ne présente que des manifestations diaboliques, en tous lieux et en tous temps.Si la nature est cruelle, si elle respire le meurtre,si elle ne se repaît que de sang, seul l’homme est capable de l’immonde et de l’abjecte.Seul l’homme peut enchaîner son enfant à un métier à tisser ou le prostituer, pour soi-disant survivre… Il vaut mieux mourir de faim que de mettre au monde l’innocence,pour l’étouffer dans la souffrance.Quelle Inexcusable Faute ! La pauvreté, est une circonstance aggravanteet les religions, ces charognards de la misère,ne sont que les artisans de la mort.Les humanitaristes ne seront crédibles,que lorsqu’ils distribueront aux affamés,
autant de préservatifs et de contraceptifs,
que de sacs de riz !
ANNABA
Des benêts gouvernés par des benêts.
Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »
Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?
« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.
« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »
L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !
Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.
Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.frDes benêts gouvernés par des benêts.
Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »
Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?
« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.
« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »
L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !
Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.
Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.frSi vous en voulez encore, si vous ne voulez pas crever benêts, écoutez les « Proférations cyniques et gnostiques » sur le site http://philippe.annaba.free.fr
http://philippe.annaba.free.fr
Extrait du Magazine Marianne
Le 4 février 1965, le général de Gaulle prononça ce qui fut sans doute l'appel le plus important de sa présidence - et l'un des moins compris. Il attira l'attention du monde sur les dysfonctionnements de l'économie mondiale qu'allait bientôt entraîner le système monétaire international tel qu'il avait été conçu à Bretton Woods. Disposant de la seule monnaie convertible en or, monnaie dont ils avaient fait un moyen de réserve international, les Etats-Unis pouvaient s'endetter à volonté puisque le reste de l'économie mondiale avait besoin de dollars pour garantir sa propre fabrication de monnaie. En fait, comme le montrait De Gaulle, qui avait parfaitement intégré les leçons de Jacques Rueff, on avait passé le point d'équilibre: la quantité de dollars en circulation dans le monde était déjà telle que la monnaie américaine se dévaluait de fait. Il fallait refaire de l'or, disait-il, le point d'ancrage du système monétaire international.
De Gaulle, seuls contre tous, à gauche comme à droite
Que ne s'est-on payé la tête de De Gaulle à l'époque! Sa conférence de presse fut la première d'une série d'analyses lucides de l'état du monde (les discours de Phnom Penh, de Montréal, de la conférence de presse sur la Guerre des Six jours), qui se révélèrent toutes prophétiques, mais qui coupèrent progressivement l'ancien chef de la Résistance française des faiseurs d'opinion, puis ébranlèrent la confiance d'une partie des Français. Le mythe d'un président trop vieux se répandit, complaisamment entretenu par la presse anglo-américaine. Pensez-vous, De Gaulle croyait encore à ces vieilles lunes, il n'avait pas lu Keynes, le pourfendeur de la «relique barbare», l'or! Personne ne suivit le président français, ni ne comprit la portée de ses avertissements.
C'était l'officier de la Première Guerre mondiale qui comprenait comment les Américains entretenaient, au Vietnam ou dans la multiplication des missiles intercontinentaux, l'esprit de la Guerre froide - grâce à une fabrication potentiellement illimitée de dollars, pourvu que le «monde libre» marche dans la combine. Et tout cela afin de doper, par un «keynésianisme militaire», leur économie soumise à toujours plus rude concurrence (européenne dans les années 1960, asiatique depuis les années 1970). A l'opposé, les soixante-huitards pacifistes sont devenus, avec les années et malgré leur slogan «Faites l'amour, pas la guerre», les garants du système américano-centré. Dans les années 1980, ils ont découvert l'argent facile mis par les Etats-Unis à la disposition du reste du monde, et ont vite oublié leur vieille détestation de l'impérialisme américain. Ils ont toléré, puis encouragé, un système international où le pétrole a remplacé l'or comme garantie matérielle du dollar, ce qui conduit les Etats-Unis a défendre toujours plus agressivement le contrôle qu'ils exercent sur les approvisionnements pétroliers - au risque d'embraser le Moyen-Orient. Ils ont participé toujours plus activement à l'accaparement toujours plus frénétique par une minorité d'individus toujours plus voraces d'un dollar-papier toujours plus dévalué et des produits financiers fondés sur lui à la valeur toujours plus hypothétique. Il n'y a pas d'autre explication sérieuse à la croissance des inégalités dans le monde.
La prise en otage des économies par le dollar
Si l'esprit européen avait été une réalité à la fin des années 1960, les membres du Marché commun auraient fait bloc derrière De Gaulle et exigé des Etats-Unis qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances et qu'ils adhèrent sérieusement à l'esprit de détente. Mais les Etats-Unis n'eurent rien à craindre: on se moqua de De Gaulle, on se réjouit de son départ. Personne ne s'opposa au coup d'état monétaire d'août 1971, lorsque Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus la convertibilité en or du dollar - le président Pompidou et son ministre des Finances Giscard capitulèrent comme les autres Européens. Et depuis plus de trente ans, le monde a dû subir un système monétaire international pervers où les déficits américains servent à financer la croissance monétaire mondiale, où les Etats-Unis drainent jusqu'aux trois quarts de l'épargne mondiale. Car lorsque l'on a des dollars-papiers toujours plus nombreux - et donc valant en réalité toujours moins - on n'a guère d'autre perspective que de les replacer aux Etats-Unis en espérant que la force de travail des Américains, leur ingéniosité financière et leurs dépenses de défense en maintiendront la valeur.
Un système américano-centré tenu par la peur de l'effondrement
Il y avait quelque chose de pathétique dans l'opposition, en 2003, de Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la guerre en Irak. Ils étaient lucides politiquement, mais incapables de comprendre l'envers du décor. Les pays, toujours plus nombreux, qui à la suite de la France et de l'Allemagne, se sont opposés à la guerre, ne semblaient pas voir que c'était la communauté internationale qui donnait, malgré ses critiques, aux Etats-Unis les moyens de financer leur appareil de défense et la guerre. Comment les Etats-Unis peuvent-ils dépenser 50 milliards de dollars par mois pour leur défense, quand ils ont besoin de la même somme, mensuellement, pour combler leurs déficits de toutes sortes? Parce que le reste du monde (épargnants européens, investisseurs des pays producteurs de pétrole, banques centrales asiatiques) continuent à couvrir ces déficits sans broncher depuis des années.
Ce que Chirac et Villepin dénonçaient n'était que la face émergée de l'iceberg. Mais leur combat venait au bon moment, malgré l'insuffisante compréhension des mécanismes en jeu. En effet, George W. Bush restera dans l'histoire comme le président qui aura poussé à bout les ressources du système mis en place par Nixon, au point de le détraquer. Durant les six premières années de sa présidence, la masse monétaire américaine, tous produits confondus, a augmenté de 20% par an - pour amortir le krach des actifs boursiers, entretenir la consommation américaine et financer les guerres américaines. Depuis le début de la crise des subprimes, on en est à au moins 5% par mois. C'est-à-dire que, sous notre ami W, la masse monétaire américaine aura historiquement triplé. Autant dire que les Etats-Unis ont détruit la monnaie de réserve internationale. Le système ne continue à tenir que parce que le reste du monde, à commencer par la Chine, ne veut pas voir s'évaporer en quelques jours d'immenses réserves en dollars sur lesquelles reposent le financement de son économie. Mais nul ne peut dire ce qui l'emportera, des forces de destruction inhérentes à la politique «néo-conservatrice» (quelle ironie dans cette auto-désignation!), ou des tentatives de stabilisation de la situation par les grands acteurs internationaux.
On saisit le contresens commis par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut resolidariser la France aux Etats-Unis au moment où il faudrait se concerter activement avec la Russie, la Chine, le Japon et les pays pétroliers pour poser les bases d'un système monétaire international assaini.
Retrouvez demain le second volet de l'analyse de la politique étrangère française, sur l'intéressant cas chinois, par Edouard Husson.
Mercredi 30 Avril 2008 - 00:20
Edouard Husson
P.S. d’Annaba pour ceux qui n’ont pas le temps de lire entre les lignes du « Monde » : Les Etats-Unis ont fait la guerre à l’Irak parce que Saddam Hussein avait décidé de vendre son pétrole contre des euros et non plus contre des dollars. C’est la véritable cause de sa mort et de cette hécatombe. Les Etats-Unis savaient que les échanges internationaux en euros auraient fait boule de neige et ça aurait été une catastrophe pour eux.
http://philippe.annaba.free.frVoir aussi le site desourcesure.com/guerreterrorisme/2007/10/
Et contre le livre de Machover voir bien sûr le site
www.humanité.fr/2007-10-11_Tribune-libre_La-Face-Cachee-Du-Che* Les Tibétains étaient un peuple pacifique prônant depuis toujours la non-violence. Il faut dire qu’ils avaient peu d’ennemis, leur pays, à 5000 mètres d’altitude, était peu convoité, jusqu’à ce que la Chine, en guerre avec l’Inde, annexe ce pays pour des raison de stratégie militaire. Le Tibet a été envahi sans grande résistance. C’était l’époque des « gardes rouges » et les monastères ont été pour la plupart rasés, les bibliothèques renfermant de nombreux textes religieux datant de plusieurs siècles ont été brûlées ; des nonnes violées, des moines fusillés. Ce fut l’exode de la presque totalité de la population (des bouddhistes) vers l’Inde. Afin de régler le problème tibétain par une Solution Finale, la Chine, se mit alors à organiser une migration massive de Chinois vers le Tibet, afin d’y être majoritaire ; le coup de grâce par le nombre . Cela ne se fit pas sans difficulté, puisque la vie au Tibet est très dure pour ceux qui ne sont pas habitués au climat et surtout à l’altitude élevée ; mais évidemment les Chinois désignés n’avaient pas la possibilité de refuser. Grand merci à la démocratie occidentale des tartufes… Ils ne pourront éviter leur Karma :
« Nulle part dans les airs, ni au milieu des océans, ni au fond d’une profonde grotte, il n’existe un endroit où l’homme puisse échapper aux conséquences de ses actions ». Le Dhammapada.Spielberg a refusé d’être le conseiller artistique des JO de Pékin, parce que la Chine soutiendrait le gouvernement Soudanais au Darfour. Pourtant jamais, ni lui ni les droitsdelhommistes qui en parole font semblant de s’élever contre les atteintes aux « droits de l’homme » en Chine, ne rappellent que depuis 60 ans les Tibétains sont envahis, colonisés, qu’ils ont été torturés, tués, la plupart de leurs temples rasés, leur religion et leur traditions interdites, et qu’aujourd’hui encore ils sont victime d’une répression intolérable, dont la presse ne parle jamais. Pourtant les consommateurs occidentaux ont le pouvoir de changer les choses, puisque la moitié des produits qu’ils consomment viennent de Chine. Pourquoi les médias pleurent en cœur sur certains et jamais sur d’autres ?