Biocarburants

11:44, 01/23,2008

Alain Prost n’a pas tout compris : « Aujourd’hui en France » du 20 janvier 2008.

La Formule  1 est un scandale dans le contexte de « Développement durable », mais Alain Prost veut la rendre propre. D’abord avec des véhicules électriques (donc "Vive le nucléaire";), mais il se demande si les spectateurs vont s’habituer à des courses silencieuses ; non content d’êtres accros à un jeu stupide, dangereux et polluant, les spectateurs veulent aussi leurs nuisances sonores ! Mais plus grave, Prost défend les futures F 1 aux biocarburants, sous prétexte qu’elles émettent 45% d’émissions de CO² en moins, alors que le problème des biocarburants, c’est leur culture. Qu’il lise donc cet extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère » (page 257) :

    Les biocarburants, éthanol et autre flexfuel, sont peut-être deux fois moins polluants ( 60% en moins pour le biodiesel, 70% pour l’éthanol), mais pour la même efficacité, il faut en consommer 30% de plus et comme dans dix ans il y aura trois fois plus de véhicules en circulation dans le monde,  rien ne sera donc changé.

    Ceux qui disent que l’éthanol pourra remplacer le pétrole sont des menteurs conscients, puisqu’ils savent très bien qu’il faut un hectare pour fabriquer une tonne de biocarburant.

Pour alimenter en carburant l’ensemble des automobiles françaises, il faudrait chaque année  48 millions de tonnes d’éthanol, c’est à dire cultiver 48 millions d’hectares de terres arables en France, qui pour l’instant, n’en compte  que 16 millions ! D’autre part, pour produire 1,3 litre d’éthanol, il faut aujourd’hui, du gasoil, des engrais chimiques et des  pesticides. Et les engrais pour faire pousser du colza, de la canne à sucre ou des betteraves « peuvent libérer de l’oxyde d’azote trois cents fois plus nocif que le gaz carbonique. » Le Monde du 9 juin 2006.

    Dans le domaine des biocarburants, le Brésil est montré en exemple dans les médias. Mais pas un bémol bien sûr. Il faut ouvrir le journal Casseurs de pub (La Décroissance), pour savoir que :

« … des milliers d’hectares de terres [sont] monopolisées pour la canne à sucre. Les immenses fazendas des riches propriétaires expulsent les petits paysans qui vivaient de culture vivrière… des centaines de milliers de familles sont tombées ainsi dans la misère, perdant leur source de revenus… » 

    Et dans Le Monde du 25 avril 2007, à propos du Marché de la faim d’Erwin Wagenhofer :

    « Le Brésil est l’un des plus puissants pays agricoles du monde. On y produit plus de cent millions de tonnes de céréales par an. Mais la majeure partie de ces cultures est destinée à la nourriture du cheptel des pays européens. La forêt amazonienne est progressivement rasée (l’équivalent de la surface de la France et du Portugal, depuis 1975) afin d’étendre les champs de soja, dont ne profitera pas une population qui souffre de malnutrition chronique ».

    Les gens ont tellement besoin de croire que la science leur permettra de persévérer dans leur addiction à la consommation, qu’ils sont prêts à gober n’importe quoi.

 Mondialisation = Bidonvillisation : Pour ceux qui ont encore confiance dans les vertus de la Mondialisation, qu’ils méditent sur cette réflexion de Tokia Saïfi, députée européenne UMP qui dit dans « Aujourd’hui en France » du 21 janvier 2008 : « Mes échanges avec Peter Mandelson (commissaire européen au commerce), sont souvent musclés car je milite pour une mondialisation régulée ». Si l’UMP milite pour une mondialisation régulée, alors cela signifie que l’Union Européenne s’acharne à construire une Mondialisation ultralibérale, sans frein, sans contrôle, celle qui nous mène à la bidonvillisation de nos sociétés, pour le plus grand profit des multinationales. Sur la Mondialisation, voir au besoin, parmi les derniers blogs.

 

Apocalypse Now

13:39, 01/20,2008
Sarkozy au secours des pêcheurs pour l’assouplissement des quotas de pêche, dans « Aujourd’hui en France » du 20 janvier. Les politiques doivent toujours résoudre la quadrature du cercle, défendre ce qui fait vivre les uns et mourir les autres. Parce que le système est basé sur le profit, qui ne peut résulter que de la croissance. La croissance démographique a rendu obsolète les petits pêcheurs tout en  incitant les banques à investir dans la pêche industrielle, évidemment dévastatrice.   À titre d’exemple, en 1950, dix-huit millions de tonnes de poissons étaient pêchées dans le monde ; en 2000 c’était cent millions de tonnes. Sans compter bien sûr le poisson d’élevage, au sujet duquel il est bon de rappeler que pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson en provenance du Chili et du Pérou, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport,  consommation de pétrole et pollution (extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère, éditions Les Presses du Midi »;).Mais parce que la croissance démographique est aussi un facteur de la croissance et donc du profit, son contrôle a toujours été  tabou. Rappelons ces chiffres de la croissance démente de la population :                           

Année 1 : 300 millions

   1000 : 322 millions

      1650 : 470 millions

      1850 :     1 milliard

      1900 :  1,5 milliard

      1950 :  2,5 milliards

      2000 :  6,5 milliards

   2010 :  7   milliardsEt s’il est exact de dire  que grâce aux progrès de la science et des techniques, on peut nourrir aujourd’hui dix milliards d’individus, il est malhonnête de ne pas ajouter que c’est en détruisant dangereusement l’environnement (et la santé des consommateurs) avec des engrais et des pesticides chimiques qu’il est nécessaire d’ajouter à une terre de plus en plus stérile, sans compter la déforestation nécessaire pour cultiver sans cesse de nouvelles terres. Précisons également que le contrôle des naissance ne concerne pas seulement les pays pauvres, mais surtout les pays riches, puisqu’un enfant qui y naît, va au cours de sa vie, consommer et polluer en moyenne 30 fois plus que celui qui naît dans un pays pauvre. Sans compter que dans  les pays dits industriels, la durée de vie y est aussi plus longue. Ces problèmes, qui auraient pu être réglés il y a trente ans lorsque des sages les énonçaient et énuméraient les solutions, ont été occultés. Ces sages du Club de Rome ( et aussi Hans Jonas, Richard Georgescu-Reogen, René Dumont, Jacques Ellul, Eugen Drewermann etc.) n’ont pas été entendu parce que peu médiatisés par une presse et une télévision à la solde du profit.Nos enfants et nos petits enfants en paieront la note. Il est important qu’ils connaissent les responsables. 

ANNABA http//: philippe.annaba.free.fr 


 

Apocalypse Now

13:36, 01/20,2008
Sarkozy au secours des pêcheurs pour l’assouplissement des quotas de pêche, dans « Aujourd’hui en France » du 20 janvier. Les politiques doivent toujours résoudre la quadrature du cercle, défendre ce qui fait vivre les uns et mourir les autres. Parce que le système est basé sur le profit, qui ne peut résulter que de la croissance. La croissance démographique a rendu obsolète les petits pêcheurs tout en  incitant les banques à investir dans la pêche industrielle, évidemment dévastatrice.   À titre d’exemple, en 1950, dix-huit millions de tonnes de poissons étaient pêchées dans le monde ; en 2000 c’était cent millions de tonnes. Sans compter bien sûr le poisson d’élevage, au sujet duquel il est bon de rappeler que pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson en provenance du Chili et du Pérou, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport,  consommation de pétrole et pollution (extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère, éditions Les Presses du Midi »;).Mais parce que la croissance démographique est aussi un facteur de la croissance et donc du profit, son contrôle a toujours été  tabou. Rappelons ces chiffres de la croissance démente de la population :                           

Année 1 : 300 millions

   1000 : 322 millions

      1650 : 470 millions

      1850 :     1 milliard

      1900 :  1,5 milliard

      1950 :  2,5 milliards

      2000 :  6,5 milliards

   2010 :  7   milliardsEt s’il est exact de dire  que grâce aux progrès de la science et des techniques, on peut nourrir aujourd’hui dix milliards d’individus, il est malhonnête de ne pas ajouter que c’est en détruisant dangereusement l’environnement (et la santé des consommateurs) avec des engrais et des pesticides chimiques qu’il est nécessaire d’ajouter à une terre de plus en plus stérile, sans compter la déforestation nécessaire pour cultiver sans cesse de nouvelles terres. Précisons également que le contrôle des naissance ne concerne pas seulement les pays pauvres, mais surtout les pays riches, puisqu’un enfant qui y naît, va au cours de sa vie, consommer et polluer en moyenne 30 fois plus que celui qui naît dans un pays pauvre. Sans compter que dans  les pays dits industriels, la durée de vie y est aussi plus longue. Ces problèmes, qui auraient pu être réglés il y a trente ans lorsque des sages les énonçaient et énuméraient les solutions, ont été occultés. Ces sages du Club de Rome ( et aussi Hans Jonas, Richard Georgescu-Reogen, René Dumont, Jacques Ellul, Eugen Drewermann etc.) n’ont pas été entendu parce que peu médiatisés par une presse et une télévision à la solde du profit.Nos enfants et nos petits enfants en paieront la note. Il est important qu’ils connaissent les responsables.  ANNABA http//: philippe.annaba.free.fr 

 

Apocalypse Now

13:36, 01/20,2008
Sarkozy au secours des pêcheurs pour l’assouplissement des quotas de pêche, dans « Aujourd’hui en France » du 20 janvier. Les politiques doivent toujours résoudre la quadrature du cercle, défendre ce qui fait vivre les uns et mourir les autres. Parce que le système est basé sur le profit, qui ne peut résulter que de la croissance. La croissance démographique a rendu obsolète les petits pêcheurs tout en  incitant les banques à investir dans la pêche industrielle, évidemment dévastatrice.   À titre d’exemple, en 1950, dix-huit millions de tonnes de poissons étaient pêchées dans le monde ; en 2000 c’était cent millions de tonnes. Sans compter bien sûr le poisson d’élevage, au sujet duquel il est bon de rappeler que pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson en provenance du Chili et du Pérou, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport,  consommation de pétrole et pollution (extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère, éditions Les Presses du Midi »;).Mais parce que la croissance démographique est aussi un facteur de la croissance et donc du profit, son contrôle a toujours été  tabou. Rappelons ces chiffres de la croissance démente de la population :                           

Année 1 : 300 millions

   1000 : 322 millions

      1650 : 470 millions

      1850 :     1 milliard

      1900 :  1,5 milliard

      1950 :  2,5 milliards

      2000 :  6,5 milliards

   2010 :  7   milliardsEt s’il est exact de dire  que grâce aux progrès de la science et des techniques, on peut nourrir aujourd’hui dix milliards d’individus, il est malhonnête de ne pas ajouter que c’est en détruisant dangereusement l’environnement (et la santé des consommateurs) avec des engrais et des pesticides chimiques qu’il est nécessaire d’ajouter à une terre de plus en plus stérile, sans compter la déforestation nécessaire pour cultiver sans cesse de nouvelles terres. Précisons également que le contrôle des naissance ne concerne pas seulement les pays pauvres, mais surtout les pays riches, puisqu’un enfant qui y naît, va au cours de sa vie, consommer et polluer en moyenne 30 fois plus que celui qui naît dans un pays pauvre. Sans compter que dans  les pays dits industriels, la durée de vie y est aussi plus longue. Ces problèmes, qui auraient pu être réglés il y a trente ans lorsque des sages les énonçaient et énuméraient les solutions, ont été occultés. Ces sages du Club de Rome ( et aussi Hans Jonas, Richard Georgescu-Reogen, René Dumont, Jacques Ellul, Eugen Drewermann etc.) n’ont pas été entendu parce que peu médiatisés par une presse et une télévision à la solde du profit.Nos enfants et nos petits enfants en paieront la note. Il est important qu’ils connaissent les responsables.  ANNABA http//: philippe.annaba.free.fr 

 

Pouvoir d'achat?

15:40, 01/17,2008

Ikea à Trouville-la-Rivière (Aujourd’hui en France du 15/1/08) :

« C’est une sacrée bouffée d’oxygène pour l’emploi… » À chaque fois avec Ikea, c’est le Père Noël qui arrive dans les petites ou grandes villes de France, avec la création de 300 à 1000 emplois. Et les consommateurs, attachés à leur pouvoir d’achat sont aux anges. Mais à chaque fois c’est des dizaines de milliers d’emplois qui sont supprimés : des menuisiers aux ouvriers d’usines de fabrication d’électroménager. Ah ! Mais au fait, c’est vrai : il y a déjà bien longtemps qu’il n’y en a plus en France. Depuis bien sûr que tout le monde se précipite sur les produits pas chers. Chez Ikea et ses concurrents, des meubles à la petite cuiller, tout est fabriqué dans les pays asiatiques, où il n’y a ni syndicats, ni charges sociales, ni retraite, ni lois sur la déforestation, ni SMIC, ni 35 heures.

« Entre 1994 et 1997, trois reportages des télévisions allemande et suédoise ont accusé l’entreprise d’employer dans des conditions dégradantes des enfants au Pakistan, en Inde, au Vietnam et aux Philippines » Le Monde Diplomatique, décembre 2006.Les forêts françaises regorgent de bois, mais il est cher à exploiter, les forêts amazoniennes et africaines sont décimées pour que nous ayons nos petits meubles standards, tous pareil, c’est le « développement durable » !  Les bénéfices des multinationales n’ont jamais été si élevés et les caisses de retraite, de l’Urssaf et de l’assurance maladie si déficitaires ; c’est ainsi que s’annoncent nos lendemains très malsains et la bidonvillisation du pays tout entier. Mais les maires sont contents, ils ont gagné quelques emplois et la manne de la Taxe Professionnelle.Annaba : philippe.annaba.free.fr

 

Mondialisation = Bidonvillisation

18:21, 01/12,2008

Déficit record du commerce extérieur de la France (Le Monde du 11 janvier 2008).

Le journaliste s’étonne que la « reprise » ait profité à tous les pays d’Europe sauf à la France. Pourtant dit-il, les ménages français ont fortement consommé durant cette période (2006). On s’interroge, on se demande quelle est la cause de cette fatalité. Quelle hypocrisie. La cause, c’est que les pouvoirs publics ont laissé un grand nombre d’entreprises française se délocaliser, pour bénéficier d’une main d’œuvre beaucoup moins chère, vendre très peu moins cher et donc faire plus de profits, eux aussi délocalisables. De plus l’ultralibéralisme permet d’importer tous ces produits, et d’autres des pays émergents, ce qui fait que la consommation s’accroît sans bénéficier aux entreprises nationales. Ce système est absurde, comme je l’indiquait dans « Bienheureux les enfants de la Mère » page 248 :

 

La mondialisation c’est la bidonvillisation du monde.

    Rappelons que les élus du peuple français, après la Seconde Guerre mondiale, ont mis en place un système de caisses d’assurances-maladie, chômage et retraite, unique au monde. Répétons, puisqu’il semble que ce n’est pas évident,  que ces caisses ne sont pas alimentées par la manne céleste, mais par les cotisations des salariés. Plus les habitants de ce pays, sous le prétexte de leurs bas prix, achètent des produits d’importation, plus les usines locales ferment, moins de cotisations sont versées et plus de prestations doivent être payées. C’est évidemment un système absurde qui ne peut mener qu’à la guerre civile. Certes la solution n’est pas aujourd’hui dans un protectionnisme rigide ; mais de tout temps en économie, les échanges ont relevé d’une concertation entre des pays qui avaient intérêt à ces échanges. Le « n’importe quoi » de la dictature financière d’aujourd’hui n’a jamais existé auparavant. La tâche de l’Europe était justement de négocier des contrats entre ses pays membres et le reste du monde. Les USA prêchent l’ultra libéralisme, mais c’est un des pays qui défend le mieux et qui subventionne le plus ses propres entreprises. La France en revanche est un pays atteint de schizophrénie puisqu’elle n’a pas conscience que sa force vitale est balayée par les délocalisations, alors qu’elle passe son temps dans la rue à vouloir défendre ses acquis sociaux, qu’en tant que consommateur, elle s’est empressée pourtant de brader.

    Le Préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de la Ve  République, précise que « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi ». Ce qui est écrit dans la Constitution, ce qui devrait faire force de loi, ce en quoi tous les Français croient, est en complète contradiction avec cette croyance, cette foi inébranlable dans l’ultralibéralisme, dans la mondialisation moderne, c’est à dire dans le dieu Finance. Le pays est donc en pleine névrose. Aucun gouvernement ne s’est opposé réellement au transfert des emplois dans des pays lointains où les salaires sont bas et les entreprises non soumises aux charges sociales. Ainsi, pour obéir à une idée au demeurant absurde, la base même de ce qui permettait la réalisation du principe constitutionnel est sapée irrémédiablement.

    Pour un pays comme la France il n’y aurait rien d’immoral à établir une écolo-taxe (taxe carbone) et une socio-taxe, afin de pénaliser les pays qui fabriquent des produits qui nous inondent (plus de 80% des jouets achetés en France sont fabriqués en Chine) alors qu’ils ne respectent, lors de leur fabrication, ni l’environnement, ni des conditions de travail et de salaires décentes.

    Ces taxes pourraient au moins, alimenter les caisses sociales vidées par le chômage. Sans compter que certaines entreprises qui se sont délocalisées pour quelques dollars de plus, ne  tarderaient pas à revenir. D’une façon plus générale, la taxation des énergies rares et polluantes doit remplacer progressivement la taxe sur le travail. Mais bien sûr, l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce, condamnerait la France. Et qu’est-ce que l’OMC ? Un organisme dont le but est de faciliter le libre-échange dans le monde par la suppression de tous les obstacles possibles. C’est l’instrument de l’ultralibéralisme au plan planétaire. Un organisme manipulé par les lobbies financiers et les multinationales, c’est-à-dire par des gens très puissants, qui ne sont ni choisis ni élus par les populations qui subissent leurs dictats. « On reconnaît l’arbre à ses fruits », et justement, les pays du tiers-monde n’ont jamais réussi à faire supprimer par l’OMC, les subventions des pays riches à leur propre agriculture ! Cela n’empêche pas les adeptes de l’ultralibéralisme, donc de la globalisation, avec une hypocrisie d’une immense indécence, de voir dans les délocalisations, une chance donnée aux pays en voie de développement. Précisons également que l’Organe de Règlement des Différends de l’OMC, l’ORD, a pénalisé l’Union européenne pour avoir refusé d’importer du bœuf aux hormones des Etats-Unis !     Le « Financisme, avatar du Capitalisme » est aux mains d’une super-élite, aux pouvoirs discrétionnaires, qui n’a, répétons-le inlassablement, été ni choisie ni élue et qui contrôle la technologie, l’énergie, la monnaie et l’information.

    La Finance mondiale fait son beurre des délocalisations qui rendent exsangues des pays comme la France. Alors, comment peut-on parler d’intégration des jeunes, des enfants d’immigrés ou d’étrangers, dans une société, elle-même totalement désintégrée, déstructurée par les délocalisations dues à la mondialisation, résultat du pouvoir absolu des banques internationales ?

    Les bons apôtres de l’ultralibéralisme, plutôt que de dire la vérité, montrent avec fierté, les quelques entreprises qui exportent. Des entreprises spécialisées dans la haute technologie, mais jusqu’à quand ? Selon la presse unanime, l'Airbus A380, est le plus grand avion civil jamais construit. Un avion géant à 850 sièges devant lequel  le monde entier est en extase. Seul le journal Casseurs de pub (La Décroissance), dit la vérité parmi le flot d'éloges et de congratulations. Dans dix ou quinze ans, le prix du pétrole sera si cher ( à la différence des carburants automobiles, le kérosène n’est pas taxé depuis la Convention de Chicago de 1949, dont l’objectif était de développer le transport aérien !), que la place sur cet A380 ne sera abordable que pour les très riches, donc il ne sera pas rentable, et son investissement une perte sèche pour les états qui l'ont financé, comme cela l'a été pour le Concorde, notre précédente grande fierté. L'A380 est prétendument moins gourmand que ses prédécesseurs, mais c’est encore un monstre polluant. Quelques milliers de ses semblables dans l'atmosphère de notre pauvre planète, et bonjour les dégâts dans la couche d'ozone.

    De toute façon, les entreprises de haute technologie ne résorbent pas le chômage puisqu’elles  emploient un petit nombre de personnels très qualifiés, alors que la masse des demandeurs d’emploi ne l’est pas. C’est cette masse de salariés sur le carreau qui ne paie pas de cotisations et qui reçoit des prestations. En fait, l’ultralibéralisme est antinomique avec l’intérêt général, et il ruine les pays qui écoutent son chant de sirène.

Annaba

 

L'Industrie malsaine de la Santé

15:20, 01/11,2008
Escroqueries à la SS par les médecins et les cliniques :

Un bon reportage d’« Envoyé Spécial » sur France 2 ce 10 janvier 2008. Voilà le véritable rôle de la télévision, au lieu de ce déferlement habituel de pseudo-divertissements dont le seul but est de faire la promotion de chanteurs aphones et d’écrivains très vains.

J’avais déjà révélé dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » ce scandale, ces médecins qui puisent dans la caisse de la l’Assurance maladie et accentuent donc le fameux trou, le plus souvent dans  l’impunité la plus totale :

   « La corruption est partout, même parmi ceux qui ont prêté le serment d’Hippocrate : trafics de subutex, trafics à la CMU et à l’AME, fausses factures de prothèses dentaires etc. (Nice-Matin des 27 février, 1er, 4 et 5 mai 2007). Même si ces médecins, dentistes et pharmaciens ne représentent qu’une minorité, ce qui est le plus scandaleux, c’est que leurs pairs et les autorités de l’assurance-maladie ont fermé les yeux pendant de longues années, même sur les énormes arnaques de certaines cliniques (Aujourd’hui en France du 30 juin 2006 et du 23 avril 2007).

    Sans compter l’indulgence impardonnable de la justice, alors que ces médecins coupables d’escroqueries,  détiennent le pouvoir d’utiliser les fonds sociaux provenant de l’État et de tous ceux qui cotisent à l’assurance-maladie. Ils devraient donc être très durement pénalisés, et définitivement interdits de pratiquer la médecine.

"Une escroquerie à la Sécurité sociale, qui se traduisait par l’envoi de médicaments remboursés, vers le Viêt-nam. Le procureur a requis trente mois de prison dont vingt avec sursis à l’encontre de M. A., l’un des médecins accusés d’avoir fait des ordonnances de complaisance pour un montant de 112.000 euros ! "  Nice-Matin des 10 et 11 mai 2007.

    "Selon que vous serez puissant ou misérable …"

    Il est à noter cependant que quelques-uns, parmi ces médecins peu scrupuleux, ont été amenés à enfreindre leur déontologie parce qu’ils avaient reçu des menaces ; parce qu’ils avaient peur. Que dire de cette République, où des personnes, dotées de l’autorité, comme les médecins, les enseignants, les juges, ou des policiers, ne peuvent exercer correctement leur métier parce qu’elles ont peur ?

    D’autre part, pendant des années, par naïveté, négligence, incompétence des dirigeants, des sommes colossales ont été escroquées à l’Assedic. L’URSSAF ne vérifiait même pas, auprès des services des impôts, si les entreprises déclarant des salariés, existaient vraiment, à l’ère du tout-informatique ! « Le département de prévention des fraudes et de contrôle interne n’a été mis en place qu’en février 2005 » (Aujourd’hui en France, 27 avril 2006) !

    « C’est un pillage de notre système social. » Noël Pons, auteur de Cols blancs, mains sales, éd Odile Jacob.

    Personne n’est allé non plus mettre son nez dans les effets des accidents de la route sur l’assurance-maladie.    Théoriquement, les sociétés d’assurances-automobile devraient rembourser les frais de soins et d’hospitalisation occasionnés à la suite d’un accident, or, ce n’est quasiment jamais le cas. Qui a chiffré ces sommes sans doute faramineuses ? (Page 203)

Annaba : http://philippe.annaba.free.fr

 

L'OMISSION, le plus cyniques des mensonges de la Télé

19:20, 01/10,2008

La télévision occupe notre temps avec des billevesées, et répète à longueur de journée les mêmes informations, afin d’habituer les électeurs au dérisoire et au futile. Ce qui est important, on n’en parle jamais (la pseudo opposition non-plus). Nous ne vivons pas en démocratie mais en démagocratie. EXEMPLE :

Aujourd’hui en France du 9 janvier 2008 : Les gros semenciers s’attaquent à la petite graine. « L’association Kokopelli, basée à Alès, est spécialisée dans la vente de semences anciennes [des graines reproductibles…] Et se trouve régulièrement poursuivie par les quelques multinationales qui se partagent le gâteau de la production et de la vente des semences […] que l’on ne peut pas replanter d’une année sur l’autre. Avec ce système, les jardiniers et paysans sont obligés de repasser à la caisse. [L’association] est poursuivie par deux organisations professionnelles de semenciers, et a été condamnée par la Cour d’Appel de Nîmes à près de 22000 euros d’amende pour vente illégales de produits non répertoriés. "On nous reproche de vendre des graines qui ne sont pas dans le catalogue européen officiel des plantes, mais les produits que nous proposons font partie du patrimoine génétique commun. Nos ancêtres disposaient de ces semences il y a plusieurs siècles. Aujourd’hui il faut tout breveter afin de faire payer tout le temps les consommateurs, les paysans ou les jardiniers", s’indigne l’un des responsable de la boutique cévenole ».

Voilà comment les lois protègent les gros jusqu’à l’absurde et obligent la justice à soutenir l’injustice, en confortant la main mise de l’argent sur la vie même. En limitant les arbres fruitiers et les plantes à quelques espèces hybrides ou génétiquement modifiées, c’est l’humanité elle-même qui est mise en danger. Si jamais ces quelques espèces très rentables viennent à disparaître pour une raison ou une autre, il sera trop tard pour redécouvrir toutes celles qu’on aura détruites, en toute connaissance de cause. Sans parler bien sûr de l’aberration de fabriquer des graines qui ne peuvent se reproduire elle-mêmes ! Aucun argument économique ou juridique ne peut justifier un tel mépris pour les lois de la nature. Pourtant les hommes qui nous dirigent savent pertinemment qu’à chaque fois qu’on veut modifier les lois de la nature, il s’ensuit à plus ou moins long terme, une catastrophe pour l’humanité.

Annaba : http://philippe.annaba.free.fr