Les Benêts et le pouvoir d'achat

17:26, 02/28,2008

Les benêts font bouger la France. Sur France 2, le 27 février : « Ils font bouger la France ».

Et ils la précipitent dans le mur. « En pleine baisse du pouvoir d’achat, chacun se précipite vers le "low-cost" ». C’est bien pourquoi les entreprises, poussées par une idéologie du « laisser-faire » délocalisent à tout va, et les benêts marchent tous derrière, en achetant bien sûr des produits fabriqués très loin, "c’est bête de payer plus cher", sans respect de l’environnement ni des conditions de travail. Sans compter le gaspillage du pétrole pour le transport. C’est chacun pour soi et le Dieu Fric pas vraiment pour tous. Mais demain, ces benêts, qui auraient tort de se gêner puisque l’Etat « laisse-faire », manifesteront dans la rue contre les fermetures d’usines et les licenciements, ce qui est une preuve d’aveuglement, puisqu’à force de se précipiter sur tout ce qui vient de l’étranger (demain des voitures fabriquées en Inde à des prix jamais vus), il n’y aura bientôt plus aucune production française. Un pays ne peut vivre qu’avec le travail de la fonction publique et des services. Plus de 60% des produits consommés en France sont importés. Plus il y a de délocalisations, moins il y a de salariés payant des cotisations sociales, moins les caisses de chômage, maladie et retraite sont alimentées ; plus il faut rogner sur les droits sociaux. La mondialisation est en fait la bidonvilisation du monde. Les défenseurs de la mondialisation, ne parlent que d’Airbus, du TGV et d’ITR. Des produits de haute technicité que nous exportons certes, mais le plus souvent à perte, avec également transfert de technologie. Mais surtout ce n’est pas le petit nombre des salariés de ces entreprises qui peut compenser les millions de licenciements qui ont eu lieu en France depuis vingt ans. La France est déjà un pays en voie de sous-développement. À ce rythme, dans dix ans c’est la guerre civile. Il suffirait de mettre des taxes sur les produits en provenance de l’étranger, surtout sur ceux qui ne sont pas de première nécessité, mais l’OMC l’interdit. L’OMC qui n’a été élue par personne, qui ne représente que les multinationales et qui fait la loi du commerce dans le monde pour le meilleur profit de la Finance.

Vive le « low-cost » ! Allez-y les benêts !

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Solidarité-cinéma

12:30, 02/24,2008

Solidarité-Cinéma. Envoyé spécial sur France 2, le 21 février.

Carole Bouquet sans fard, pendant sa bataille pour les mal-logés à Paris. Entre deux achats dans des magasins de luxe, madame s’occupe de ses bonnes œuvres. Une partie de ces artistes se font leur pub et soignent leur image de marque, les autres sont manipulés par tous ceux dont le fonds de commerce est la misère. Il est bien sûr plus facile de critiquer que d’agir. Mais justement ces gens là n’agissent pas vraiment, puisque personne ne met sur la table les causes de cette misère ; notre façon de vivre, notre confort dérisoire au sein d’un système économique absurde, l’ultralibéralisme, qui a entraîné tant de délocalisations et mis des centaines de milliers de salariés au chômage, puis au RMI.

Personne, ni à droite ni à gauche ne met ce système en question, et les mal-logés sont bien plus nombreux aujourd’hui qu’en 1954 ! Dans le même journal où est relatée la « Nuit solidaire pour le logement », un article avec photos relate les dernières ventes de Drouot. Ce sont les amis de Carole Bouquet et autres artistes qui s’arrachent cet « Art-bluff », ces crottes de chien contemporaines, symboles d’un monde absurde, dirigé par des snobs, des corneculs !

-    Un graffiti attribué à Banksky, vendu 275000 euros. « L’acheteur devra prendre à sa charge le découpage, puis la reconstruction du mur sur lequel Bansky s’est exprimé. » !

-    Une compression de motocyclette de César : 204500 euros, « une expression pure de la matière » !

-    Un violoncelle découpé et collé sur un panneau de bois, par Arman, adjugé 371800 euros : »L’artiste fractionne l’instrument en lamelles, se l’approprie et le condamne au silence » ! etc.

Avec tout cet argent jeté par les fenêtres par des gens qui n’ont sûrement pas gagné leur fric « à la sueur de leur front », on pourrait certes loger tous les mal-logés, et pourtant, c’est la feuille qui cache la forêt de ces fortunes de plus en plus colossales qui jouxtent une misère qui se répand partout.

Or ces manifestations de solidarité ne s’adressent qu’à vous et à moi, mais jamais à ces responsables de multinationales et leurs armées de super-cadres bien disciplinés, dont le seul art est de savoir jouer sur leur claviers avec « les milliards qui se pavanent et rock’n’rollent de continent à continent ». Daniel Accursi, La pensée molle. Une intelligentsia des « affaires », que côtoient presque quotidiennement tous ces artistes bien-pensants. Qu’ils commencent à manifester leurs bons sentiments auprès de leurs amis milliardaires, responsables des délocalisations incessantes, de si nombreux détournements de fonds, de fausses factures, d’évasions fiscales et autres caisses noires, avant de s’en prendre à nous, qui payons « rubis sur l’ongle » nos impôts.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur nos  « lendemains malsains » et sur cette  bidonvilisation du monde, qui sous peu, va nous emporter, lire sur le site http://philippe.annaba.free.fr le chapitre  « Du "principe de Responsabilité" à la "décroissance" » dans Bienheureux les enfants de la Mère.

 

le scandale de l'hormone de croissance

17:45, 02/19,2008
Procès de l’hormone de croissance :

Sur ce sujet dramatique, contentons-nous pour l’instant d’être étonné par la différence de traitement de l’information selon les journaux. Pour « Aujourd’hui en France » du 16 février 2008, une pédiatre, témoin à la barre, « cheveux courts et tailleur sombre »; qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Le journaliste termine son article en précisant qu’un célèbre neurologue avait tenté de voler ainsi au secours du professeur Job : « Ne jugeons pas de façon péremptoire. Jusqu’en 1985, on ne savait pas comment se transmettait la maladie de Creutzfeld-Jakob ».

En revanche dans « Le Monde » du 15 février, « une agrégée de médecine vétérinaire déclare : À partir de 1974, il y a beaucoup d’alertes sur les risques… publication en 1975 dans la revue Nature… 1976, la menace se précise… 1981, un rapport du département de la santé britannique conclut que les hypophyses des sujets déments ne doivent pas être prélevées pour la fabrication des hormones de croissance. Une spécialiste de la maladie de Creutzfeld-Jacob, qui, alertant dès 1984 un patron de la Pitié-Salpêtrière, s’était entendu répondre : "On ne peut rien faire. C’est tout dans la main des syndicats, des garçons de labo qui touchent 50 francs par hypophyse. Si on arrête, on n’aura plus une autopsie" ».  Merci « Le Monde » de ne pas encore avoir été acheté par « on ne sait qui ».

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La farce médiatique du Tchad

23:53, 02/07,2008
L’Arche de Zoé, otage d’un Déby aux abois.

Depuis le début de l’Affaire de l’Arche de Zoé, je me suis abstenu d’en parler sur mes blogs, je sentais bien qu’il y avait anguille sous roche et que tout ça  semblait cousu de fil blanc. Cela puait la farce médiatico-judiciaro-politique. Et en effet, pourquoi personne n’a fait le lien à l’époque, avec la demande  d’armes et d’un soutien militaire du Tchad à la France, qui lui a refusé. Le 6/02/2008 dans « Le Parisien », la France après avoir reçu l’accord de l’ONU, assure Déby de son soutien, et menace les rebelles d’une intervention française. Comme par hasard, dans la foulée, Idriss Déby annonce que si la France le demande, il pourrait gracier les six Français condamnés. Des pages et des pages inutiles dans la presse écrite, des heures d’antenne dans les journaux des radios et des télévisions, sans qu’aucun journaliste ne fasse un véritable travail d’investigation, alors que les membres de l’Arche de Zoé disaient, dès le début, que leur « affaire » ne pouvait que cacher un enjeu politique. Pour les journalistes, ils étaient soit des escrocs, soit des naïfs. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’ils aient pu pécher par naïveté ; mais ce n’était vraiment pas le fond du problème. Tous les reportages puaient la manipulation, une grande farce médiatique, qui ne devrait nous inspirer que mépris pour une profession qui est tombée bien bas, à cause bien sûr, de la course à l’audimat, et parce qu’on ne met plus les budgets nécessaires à un véritable travail d’investigation ; il faut « être réactif », et tout dévoiler très vite, même si ce sont des non-sens et des « micro trottoirs » manipulés.

Annaba.

 

Quand la loi est inique

20:31, 02/05,2008

Les gros semenciers ont gagné : Titre dans « Aujourd’hui en France » du 5 février 2008. L’association Kokopelli a été condamnée par la Justice Française à 35000 euros d’amende. Dans l’indifférence générale. Les juges ne sont pas là pour faire justice, mais pour appliquer la Loi, même quand elle est complètement débile et qu’elle a été votée par des enculés au profit de multinationales. Pour les explications, je reprends mon blog de début janvier sur http://annaba.canalblog.com

Les gros semenciers s’attaquent à la petite graine. « L’association Kokopelli, basée à Alès, est spécialisée dans la vente de semences anciennes [des graines reproductibles…] Et se trouve régulièrement poursuivie par les quelques multinationales qui se partagent le gâteau de la production et de la vente des semences […] que l’on ne peut pas replanter d’une année sur l’autre. Avec ce système, les jardiniers et paysans sont obligés de repasser à la caisse. [L’association] est poursuivie par deux organisations professionnelles de semenciers, et a été condamnée par la Cour d’Appel de Nîmes à près de 22000 euros d’amende pour vente illégales de produits non répertoriés. "On nous reproche de vendre des graines qui ne sont pas dans le catalogue européen officiel des plantes, mais les produits que nous proposons font partie du patrimoine génétique commun. Nos ancêtres disposaient de ces semences il y a plusieurs siècles. Aujourd’hui il faut tout breveter afin de faire payer tout le temps les consommateurs, les paysans ou les jardiniers", s’indigne l’un des responsable de la boutique cévenole ».

Voilà comment les lois protègent les gros jusqu’à l’absurde et obligent la justice à soutenir l’injustice, en confortant la main mise de l’argent sur la vie même. En limitant les arbres fruitiers et les plantes à quelques espèces hybrides ou génétiquement modifiées, c’est l’humanité elle-même qui est mise en danger. Si jamais ces quelques espèces très rentables viennent à disparaître pour une raison ou une autre, il sera trop tard pour redécouvrir toutes celles qu’on aura détruites, en toute connaissance de cause. Sans parler bien sûr de l’aberration de fabriquer des graines qui ne peuvent se reproduire elle-mêmes ! Aucun argument économique ou juridique ne peut justifier un tel mépris pour les lois de la nature. Pourtant les hommes qui nous dirigent savent pertinemment qu’à chaque fois qu’on veut modifier les lois de la nature, il s’ensuit à plus ou moins long terme, une catastrophe pour l’humanité.

Cette décision de la cour de cassation révèle le mensonge du « développement durable », une vessie qu’on vous fait prendre pour une lanterne, une tromperie juste bonne à créer de nouvelles normes pour que certains s’en mettent encore plein les fouilles sous prétexte de défense de l’environnement. Mais le peuple endoctriné par les médias, s’intéresse a de multiples problèmes dérisoires, mais se soucie peu de ce que ses enfants vont manger demain. Il est vraiment trop con. 

Annaba Le site de Kokopelli: www.kokopelli.asso.fr

 

Le mensonge du "développement durable"

19:46, 02/01,2008

 Après mes déboires subis en tentant de faire réparer un magnétoscope pas si vieux que ça (blog du 25 décembre), j’ai donc dû me résoudre à l’amener chez Emmaüs. J’en a donc acheté un autre (avec lecteur de DVD). Sympathisant de la « décroissance » j’en fait mon « mea culpa ». Je l’ai payé 129 euros, plus 6 centimes de taxe écologique pour son futur recyclage. Qui peut croire que 6 centimes d’euro pourra permettre un recyclage, c’est à dire : démontage et récupération des métaux et plastiques réutilisables ? C’est évidemment une fumisterie. Cet argent va aller en tant que subvention à des entreprises, qui, au prix ou est la main d’œuvre en France sont incapable d’assumer une telle mission. Ils vont donc se contenter, grâce à des filières déjà en place depuis longtemps, d’envoyer ces appareils en Inde ou en Chine, avec les dégâts que ce recyclage va produire sur ces ouvriers, des enfants pour la plupart, vivant au cœur d’immenses décharges, comme on a pu le voir à la télévision, sur des chaîne non-racoleuses. Cette taxe écologique devrait être bien plus élevée afin de permettre un véritable recyclage en France, ce qui créerait des emplois. Mais ça augmenterait l’indice des prix, diminuerait le sacro-saint pouvoir d’achat, ce qui engendrerait des revendications etc. Entre l’idéologie mondialiste si paradoxale de l’Union européenne, et le petit confort si sacré de tout un chacun, on est pas prêt de sortir du trou.

http://philippe.annaba.free.fr