Pauvres et cons à la fois

20:18, 11/13,2008
Pauvres et cons à la fois :

Les pauvres sont très cons, c’est pourquoi les riches et leurs copains les politiques, les ont bien eus. En France, il y avait plein d’usines, peu de chômage. Les salaires n’étaient peut-être pas mirobolants, mais sur le plan de la protection sociale, il n’y avait pas mieux ailleurs.

Et puis la Mondialisation ( du fric) est arrivée, encensée par les élus et les journalistes de tous bords. C’était la panacée. Les chefs d’entreprises bénéficiaient de marges correctes, mais on leur a laissé délocaliser leurs usines là où les salaires étaient très bas, pour qu’ils s’en mettre dix fois plus dans les poches. C’est ainsi qu’il y eu plus de riches et plus de pauvres. Mais les pauvres devenant plus pauvres, ils se précipitaient ( endoctrinés en plus par la publicité ), sur les marchandises venues de pays lointains, fabriquées n’importe comment, mais prétendument bon marché ! En fait, justes un peu moins cher que les produits fabriqués sur place. Les gouvernements et la presse leur disaient que leur pouvoir d’achat augmentait et ils le croyaient. Leur travail s’en allait, mais il semble qu’ils ne s’en apercevaient pas. Aujourd’hui, à part des Airbus, des centrales nucléaires et quelques bagnoles (plus pour longtemps), plus rien n’est fabriqué en France. La conséquence c’est que l’Etat et les collectivités ont de moins en moins de ressources et de plus en plus de charges ; c’est pourquoi ils rognent les prestations sociales. Mais les pauvres au lieu de boycotter tous les produits des multinationales fabriqués dans ces pays où les salariés et l’environnement sont sur-exploités, continuent à entretenir leur malheur et celui de leurs enfants.

Noël est bientôt là ; ils vont encore pleurer qu’ils n’y arrivent pas et parce que le chômage  augmente, mais ils vont tous se précipiter dans ces grand magasins acheter des jouets, dont pas un n’est fabriqué en France. Nous ne fabriquons plus rien, et si nous sommes foutus, c’est la faute bien sûr de tous ces « âpres au gain », mais aussi celle des pauvres qui, sans doute à cause des analphabètes des médias, ont, depuis déjà longtemps, perdu tout bon sens.

  Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »

 

Les clandestins

12:58, 11/12,2008
Compassion et concurrence économique :Dans « Var-Matin » du 9 novembre 2008 : une enquête sur les Roms, « les plus pauvres parmi les pauvres ».En Roumanie ils sont sujets aux brimades, à l’exclusion et aux discriminations. Mais depuis qu’ils sont citoyens européens, ils ont le droit de vivre en France, même si personne ne nous a demandé notre avis ! D’autre part dans les critères d’adhésion à l’Europe, «  les États membres doivent respecter l’état de droit et la protection des minorités ». Et c’est bon pour la France mais pas pour la Roumanie ! C’est vraiment du « n’importe quoi » cette Europe !

Le début de l’article commence ainsi : « Alin a 23 ans. Ses deux enfants galopent dans la caravane, le troisième va naître bientôt… »

La France un pays où l’on vient pour pondre ! (On met au monde un enfant après mures réflexions et en ayant conscience de ses responsabilités, sinon… comme un animal, on pond !)

En revanche, chaque jour,  des entreprises françaises délocalisent en Roumanie parce que la main d’œuvre y est moins cher. On se pince pour être sûr qu’on n’est pas dans un mauvais rêve !

La loi est de plus en plus stricte en ce qui concerne le stationnement des camping-cars, ce qui est normal, surtout pour des raisons d’hygiène, mais il suffit d’être clandestin et de venir s’installer n’importe où avec vingt ou cinquante caravanes pour faire impunément n’importe quoi, devant des forces de l’ordre totalement impuissantes !

Et celui qui n’est pas content et qui le dit, se retrouve sous le coup de la stupide et inique loi « Gayssot ». Comme si, s’élever contre des pratiques illégales et dangereuses, c’était xénophobe sous le prétexte qu’il s’agit d’étrangers. D’où vient cette compassion pour les étrangers, les clandestins et autres Roms qui, rejetés par leurs pays, viennent réclamer des droits en France ?Cette fausse compassion et cette lâcheté commune devant les problèmes de l’immigration clandestine, creusent le lit du racisme de demain et des conflits qu’on voit déjà poindre entre les communautés, lorsque la survie des derniers arrivants empiète sur la vie des premiers.Si un pays tel que la France, à la pointe dans le monde en matière de protections sociales, acquises de hautes luttes, s’ouvre sans contrôle à tous les damnés de la terre, c’est à plus ou moins longue échéance, la fin de ces acquis. Et en effet ils ont déjà été largement entamés. Quel est l’intérêt des Français, qu’ils soient de « souche » ou d’origine immigrée, à favoriser la multiplication des bénéficiaires d’un « gâteau » déjà réduit par une récession définitivement installée ? (une récession, conséquence évidente d’une politique néo-libérale absurde de délocalisations effrénées).En quoi des hypothétiques « droits de l’homme » devraient-ils avoir priorité sur les droits des citoyens à recueillir le fruit de leur labeur et des cotisations qu’ils ont versées?Il est étrange que des associations accourent pour défendre des immigrés clandestins dont ils ne connaissent aucunement les motivations profondes, alors qu’ils se soucient peu des pauvres qui sont dans leur rue ; entre autres, de ces personnes âgées qui, après une vie de travail mal payé, sont obligées de ramasser dans le caniveau,  quelques fruits et légumes à la fermeture des marchés. N’y a-t-il pas déjà suffisamment de nécessiteux dans ce pays sans en accueillir encore et encore ?En fait derrière les bons sentiments se cache l’enfer de la démagogie. Des questions cruciales pour l’avenir sont transformées ainsi, avec l’appui des médias, en instrument de combat idéologique. Une attitude incohérente, dangereuse pour l’avenir, mais dans quel but ?Par charité chrétienne ? Qu’est-ce que c’est ? Qui vit comme un chrétien aujourd’hui ? De l’école à l’entreprise, c’est la compétitivité, la concurrence, la domination qui est inculquée, et ce n’est pas d’aujourd’hui. La charité est une gageure dans un tel monde, où chacun ne cherche qu’à écraser son voisin ! Quelle comédie ! En quoi la classe moyenne, déjà exploitée et ponctionnée, devrait-elle encore payer plus d’impôts pour entretenir tous ceux qui passent à travers des frontières si mal gardées ? Pour satisfaire à la morale ? Sur quoi repose cette morale ? Sur l’exemple des grandes fortunes expatriées dans des paradis fiscaux ? Des élus grassement payés par les contribuables, alors qu’ils sont tous, à droite comme à gauche, à la solde des « lobbies » des multinationales ?Il n’est pas toujours facile déjà, d’être solidaire des membres de sa famille et de ses amis, qu’est-ce qui nous obligerait à l’être de personne que nous ne connaissons ni d’Ève ni d’Adam ? Que d’années d’endoctrinement pour faire croire aux pauvres qu’ils doivent aide et assistance aux autres pauvres ! Jusqu’à faire de l’égoïsme, un péché laïque ! Quelle dérision !Faire la charité, c’est cautionner un mauvais système ( le capitalisme financiarisé et globalisé;), qui ainsi, va perdurer et continuer à engendrer la pauvreté.La Charité s’immisce là où la Justice a été renversée.C’est à dire que la charité légitime l’injustice.Commençons par boycotter tous les produits de ces multinationales qui génèrent la misère partout sur cette planète ; afin de supprimer ainsi une des causes de l’injustice dans le monde. Mais nous sommes nous-mêmes bien trop accros à notre surconsommation superfétatoire, rendue possible par l’exploitation des peuples, des terres et des ressources minières du « Tiers monde » par les multinationales. Et ce complexe de culpabilité nous fait préférer les illusions de la solidarité, terme laïcisé de la charité, au détriment de l’avenir de nos propres enfants.                     Annaba, auteur de « Bienheureux les stériles »

 

Une taxe "pique-nique" pour les benêts

19:06, 09/18,2008
Une « taxe pique-nique » pour les benêts :

La « taxe pique-nique » fait couler beaucoup d’encre dans la presse cette semaine. Pour le PS cette nouvelle taxe va pénaliser le consommateur et peser sur le pouvoir d’achat (Aujourd’hui en France du 16 septembre 2008).

Mais personne ne relève l’absurdité  et l’incohérence de cette taxe ! Vous avez élevé vos enfant dans le respect de l’environnement, et après le pique-nique ou le goûter à la plage ou à la campagne, ils vont porter les déchets dans la poubelle, ou s’il n’y en a pas, ils poseront le sac dans la voiture en attendant de le jeter dans la poubelle de leur rue ou de leur habitation. Mais vous paierez la taxe quand même, parce qu’il est tellement difficile, n’est-ce pas d’éduquer les gens à être propres. Pourtant, dans toutes les écoles, depuis des années, les enfants sont sensibilisés au respect de la nature. Alors pourquoi toutes ces saletés partout ? Parce que les gens ont peur : peur de rappeler à l’ordre les fauteurs d’incivilité. Parce que l’incivilité est la norme depuis qu’on a une si grande peur de la répression.

Chacun a tellement peur de passer pour quelqu’un d’autoritaire, tellement peur de se faire traiter de « fasciste », un mot employé à tort et à travers et pas suffisamment là où il faudrait. 

Les villes qui ont le courage de verbaliser les incivilités de certains propriétaires de chiens, sont propres, les communes qui se contentent de menacer mais ne punissent pas, sont sales, et pourtant elles dépensent beaucoup d’argent au nettoyage des trottoirs. Personne ne peut affirmer sans paraître idiot ou de mauvaise foi, qu’il y aurait un manque  d’information et de prévention en ce qui concerne le respect de l’environnement, c’est donc bien un minimum de répression qui fait défaut.

Absurde cette taxe : « puisque je paie », va dire le benêt, « alors je peux salir ». C’’est malheureusement une attitude trop répandue. Si vous faites une réflexion à quelqu’un qui, par exemple, jette son paquet de cigarettes vide par terre, il vous répondra souvent (à moins qu’il ne vous insulte ou qu’il ne vous donne un mauvais coup) : « je paie des impôts pour ça ! ».

Gageons qu’à la sortie des « Fast-food », après l’entrée en vigueur de cette taxe, les trottoirs seront couverts d’encore plus de cartons et de papiers gras, merci Monsieur Borloo.

                     ANNABA (philippe.annaba.free.fr)

 

Proférations cyniques

12:31, 08/06,2008
 Voici un extrait des « Proférations gnostiques ». En lire et écouter d’autres sur http://philippe.annaba.free.fr              Des jeunes pleins de vieDe fougue et d’envies, De quêtes incessantesEt toujours consommantes,Ont sauté les garde-fousDélaissés par de vieux mous.Ces jeunes ont envahi les steppes interditesDe la licence et de la liberté sans limite,Sans se soucier des lois de la nature Qui ne pardonne aucune imposture.C’est, bien sûr, la faute de leurs géniteursQui ont cru trouver le bonheurDans la seule fonction de consommateur,Ce qui explique leur grande torpeur.Mais leur appétit sans jamais de finA épuisé la Terre et l’humain.Leurs enfants ont la même faimMais pour eux, il n’y a plus rien.Ils vilipendent ce gaspillage,Et s’enragent de ce vain carnage.Ils contestent tout à coupQue les vieux malgré tout,Veuillent vivre encore et encore,En les parquant sur les bords De l’amour, de l’espoir, de la vie,Jusqu’à leur en enlever l’envie.Ces jeunes refuseront d’être saignésPour perfuser sans cesse leurs aînés.Au diable, disent-ils,Ce commerce des plus vils,Cette médecine si affairéeAuprès des plus fortunés.C’est la triste conséquenceD’une science sans conscienceEt qui oublie que la mort et la vieNe sont pas manipulables à merci ;Ce sont deux vases communicantsQui ne sont pas indépendants.                     ANNABA

 

Proférations gnostiques

18:13, 05/16,2008

Voici un des textes de mon dernier recueil de poésie libre, "Proférations gnostiques", qui fait suite aux "Proférations cyniques", à écouter également sur le site http://philippe.annaba.free.fr 

La Nature, si belle, si parfaite,

si minutieusement réglée,

aussi admirable que haïssable,

ne connaît ni Bien ni Mal,

même si la vie ne s’y alimente que de la mort.

La première activité du vivant, la prédation,

est inéluctablement liée à la nutrition.

Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation.

Et il faut une sacrée dose d'inconscience,

d’endoctrinement et de conditionnement,

pour ignorer que la Terre,

dans une chaîne infernale et sans fin,

grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.

À l’intérieur de cet insondable bourbier, 

l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié;

la vermine le ronge aussi profondément

que n’importe quel animal,

et sa science est inopérante

contre la mort inéluctable.

L’Intelligence Universelle,

dans sa grande Cohérence,

a imaginé le parasite, le virus et le cancer,

ainsi que leurs rôles

dans l’équilibre des choses.

Quoique nous inventions

pour changer le cours de la Nature,

nous ne serons encore que ses jouets,

que quelques-uns de ses infinis

et microscopiques rouages,

perdus dans l’immensité cosmique

d’une fantastique mécanique,

inconnaissable, inconcevable,

dont on ne peut rien dire,

sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,

incapables que nous sommes

de comprendre le Chaos,

de saisir par nos sens limités à dessein,

à la fois l’Un et le Tout,

seulement perceptibles dans l’illumination .

Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions,

nous ne pouvons nous échapper de ce monde

qui nous semble se foutre du monde.

L’homme prétend aimer la vie mais il refuse

d’admettre la cruauté des lois du vivant.

Un aveuglement programmé

pour la seule survie de ses gènes.

Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,

sait que pour lui, il est déjà trop tard ;

que naître est irréversible,

et que ne pas naître,

est la meilleure destinée possible.

Aucun dogme, aucun système,

aucune science, aucun dieu,

n’est capable de transformer cette galère 

en un paradis pour nos rejetons.

Notre enfer est une réalité

que n’importe qui pourrait décrire

dans les moindres détails

s’il avait des siècles devant lui.

Nos monumentales bibliothèques

ne représentent que le résumé succinct

de la misère humaine,

et de la vanité de l’existence.

Le paradis en revanche,

n’est qu’un mot vide de sens.

Personne ne peut tenter de le décrire

sans paraître puéril.

Certains y voient un bordel divin

habité de top models soumis.

Quelle dérision !

Des rêveurs naïfs ont imaginé

dans leurs cerveaux de messianistes,

embrumés de vapeurs d’absinthe,

un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.

C’est comme inventer une vie  

affranchie de ses fonctions organiques.

En voulant réaliser cette utopie,

des sauveurs de l’humanité,

ont généré des calamités

dépassant toutes les tyrannies

de leurs prédécesseurs réunis.

Le monde des hommes ne présente

que des manifestations diaboliques,

en tous lieux et en tous temps.

Si la nature est cruelle,

si elle respire le meurtre,

si elle ne se repaît que de sang,

seul l’homme est capable

de l’immonde et de l’abjecte.

Seul l’homme peut enchaîner son enfant

à un métier à tisser ou le prostituer,

pour soi-disant survivre…

Il vaut mieux mourir de faim

que de mettre au monde l’innocence,

pour l’étouffer dans la souffrance.

Quelle Inexcusable Faute !

La pauvreté, est une circonstance aggravante

et les religions, ces charognards de la misère,

ne sont que les artisans de la mort.

Les humanitaristes ne seront crédibles,

que lorsqu’ils distribueront aux affamés,

autant de préservatifs et de contraceptifs,

que de sacs de riz ! 

     ANNABA

            


 

Proférations gnostiques

18:13, 05/16,2008

Voici un des textes de mon dernier recueil de poésie libre, "Proférations gnostiques", qui fait suite aux "Proférations cyniques", à écouter également sur le site http://philippe.annaba.free.fr 

La Nature, si belle, si parfaite, si minutieusement réglée,aussi admirable que haïssable,ne connaît ni Bien ni Mal,même si la vie ne s’y alimente que de la mort.La première activité du vivant, la prédation, est inéluctablement liée à la nutrition. Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation. Et il faut une sacrée dose d'inconscience,d’endoctrinement et de conditionnement,pour ignorer que la Terre, dans une chaîne infernale et sans fin, grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.À l’intérieur de cet insondable bourbier, l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié; la vermine le ronge aussi profondémentque n’importe quel animal,et sa science est inopérante contre la mort inéluctable.L’Intelligence Universelle,dans sa grande Cohérence, a imaginé le parasite, le virus et le cancer, ainsi que leurs rôles dans l’équilibre des choses. Quoique nous inventionspour changer le cours de la Nature, nous ne serons encore que ses jouets, que quelques-uns de ses infinis et microscopiques rouages, perdus dans l’immensité cosmiqued’une fantastique mécanique, inconnaissable, inconcevable, dont on ne peut rien dire,sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,incapables que nous sommesde comprendre le Chaos,de saisir par nos sens limités à dessein,à la fois l’Un et le Tout,seulement perceptibles dans l’illumination .Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions, nous ne pouvons nous échapper de ce monde qui nous semble se foutre du monde.L’homme prétend aimer la vie mais il refuse d’admettre la cruauté des lois du vivant. Un aveuglement programmé pour la seule survie de ses gènes.Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,sait que pour lui, il est déjà trop tard ; que naître est irréversible,et que ne pas naître, est la meilleure destinée possible.Aucun dogme, aucun système, aucune science, aucun dieu, n’est capable de transformer cette galère  en un paradis pour nos rejetons.Notre enfer est une réalité que n’importe qui pourrait décrire dans les moindres détails s’il avait des siècles devant lui. Nos monumentales bibliothèques ne représentent que le résumé succinct de la misère humaine,et de la vanité de l’existence.Le paradis en revanche n’est qu’un mot vide de sens. Personne ne peut tenter de le décrire sans paraître puéril.Certains y voient un bordel divin habité de top models soumis. Quelle dérision !Des rêveurs naïfs ont imaginé dans leurs cerveaux de messianistes,embrumés de vapeurs d’absinthe, un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.C’est comme inventer une vie  affranchie de ses fonctions organiques. En voulant réaliser cette utopie, des sauveurs de l’humanité,ont généré des calamités dépassant toutes les tyranniesde leurs prédécesseurs réunis.Le monde des hommes ne présente que des manifestations diaboliques, en tous lieux et en tous temps.Si la nature est cruelle, si elle respire le meurtre,si elle ne se repaît que de sang, seul l’homme est capable de l’immonde et de l’abjecte.Seul l’homme peut enchaîner son enfant à un métier à tisser ou le prostituer, pour soi-disant survivre… Il vaut mieux mourir de faim que de mettre au monde l’innocence,pour l’étouffer dans la souffrance.Quelle Inexcusable Faute ! La pauvreté, est une circonstance aggravanteet les religions, ces charognards de la misère,ne sont que les artisans de la mort.Les humanitaristes ne seront crédibles,que lorsqu’ils distribueront aux affamés,

autant de préservatifs et de contraceptifs,

que de sacs de riz !

                           ANNABA

            


 

Journal des BENÊTS 2

17:34, 05/13,2008

Des benêts gouvernés par des benêts.

Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de  l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »

Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?

« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.

« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »

L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !

Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.

    Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.fr

 

Journal des BENÊTS 2

17:32, 05/13,2008

Des benêts gouvernés par des benêts.

Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de  l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »

Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?

« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.

« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »

L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !

Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.

    Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.fr

 

Journal des BENÊTS

20:07, 05/10,2008
Depuis plus de dix ans, chaque jour dans le journal, une page sur les délocalisations. Selon « Aujourd’hui en France du 29/04/2008, la direction de Peugeot Motocycle, dernier fabricant français de scooters installé à Mandeure dans le Doubs et à Dannemarie (Haut-Rhin), a proposé à ses salariés de renoncer aux « 35 heures » contre la non fermeture des usines. Depuis le temps que les délocalisations transforment le pays en désert industriel, les benêts, si prompt à descendre dans la rue pour défendre des clandestins ou des délinquants, n’ont jamais eu l’idée de manifester en masse pour forcer les gouvernements à instaurer une taxe sur ces produits délocalisés. Les politiques, valets des multinationales endorment les benêts avec des discours sur les contraintes de la mondialisation alors que c’est eux-mêmes qui ont ouvert toutes les portes. Seul le système économique absurde de l’ultralibéralisme est responsable de la déstructuration des économies européennes et aucune fatalité économique. Les benêts de droite comme de gauche, acceptent les diktats de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). « Et qu’est-ce que l’OMC ? Un organisme dont le but est de faciliter le libre-échange dans le monde par la suppression de tous les obstacles possibles. C’est l’instrument de l’ultralibéralisme au plan planétaire. Un organisme manipulé par les lobbies financiers et les multinationales, c’est-à-dire par des gens très puissants, qui ne sont ni choisis ni élus par les populations qui subissent leurs dictats. » (Bienheureux les enfants de la Mère, page 250). Pendant ce temps là on demande aux benêts de verser leur obole encore et encore pour venir au secours de ceux qui ont faim (journal du 26 avril où la Croix-Rouge Française avoue ne plus y arriver, tellement il y a de nécessiteux !).  Les journalistes benêts en 2007 faisaient des reportages et des magasines encensant les biocarburants et le Brésil qui montrait l’exemple. Aujourd’hui la presse met un bémol à cette activité qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, comme le précisaient depuis longtemps « Le Monde Diplomatique », « La Décroissance » et votre serviteur dans « Bienheureux les enfants de la Mère », page 256.  Dans Thalassa du 9 mai, un bon reportage sur les élevages de saumons sur les côtes de la Patagonie, les dégâts irréparables pour l’environnement et les dangers pour notre santé. Mais les benêts suivent plutôt les feuilletons américains, et même parmi les téléspectateurs qui l’ont regardé, combien sont prêts à boycotter les poissons d’élevage :  « pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport,  consommation de pétrole et pollution. » (Bienheureux les enfants de la Mère, page 261).Et que surtout les benêts ne me disent pas : comment va-t-on alors nourrir la planète ? Parce que là il y a bien des supers tabous à démolir. On y reviendra, mais ce n’est pas la planète à s’adapter à l’homme, mais le contraire, bandes de benêts ! Journal du 26 avril : Le prince Albert II (en présence de Sarkozy), promet de poursuivre les aides et engagements liés à la lutte contre le réchauffement climatiques. A la télévision les journalistes benêts encensent le Prince Albert de Monaco pour son combat pour le développement durable, mais le lendemain il s’extasient avec les téléspectateurs aussi benêts qu’eux, sur le Grand prix de Formule 1 de Monaco. Les benêts diront « Je ne savais pas ». Le reportage intitulé « Le monde selon Monsanto » diffusé sur Arte le 11 mars 2008, a été regardé par 1,4 million de téléspectateurs contre 8 millions pour « Les experts de Miami », feuilleton américain, et 4 millions pour « Pékin Express » sur la Six. Les benêts sont responsables de ce qu’ils regardent, et leurs enfants les haïront de ne pas avoir été assez vigilants. 

Si vous en voulez encore, si vous ne voulez pas crever benêts, écoutez les « Proférations cyniques et gnostiques » sur le site http://philippe.annaba.free.fr


 

Le dollar et la guerre en Iran

16:35, 05/02,2008

Après la guerre à l’Irak, la guerre à l’Iran ?

Suite de l’extrait de Marianne 2 (site du magazine)

La France, caniche des puissants ou voix des opprimés?

Par Edouard Husson, historien, qui considère la France à une fourche de son histoire. Soit elle saura s'émanciper de la suprématie américaine et proposer un nouvel ordre mondial, soit elle perdra ses idéaux et son libre-arbitre à suivre sans courage les USA.

Il se peut que l'Iran ait franchi, mardi 29 avril 2008, le point de non-retour du point de vue américain. Un haut fonctionnaire du Ministère iranien du Pétrole a annoncé que désormais son pays ne facturerait plus aucune transaction pétrolière en dollars, uniquement en euros ou en yens . L'Irak a été détruit pour avoir fait une annonce du même type en 2000. La question de la défense d'Israël ou celle des armes de destruction massive pèsent peu, aux yeux des Américains, à côté de la seule garantie matérielle subsistante d'un dollar toujours plus dévalué. L'Iran est le deuxième pays producteur de l'OPEP et les Américains, en pleine crise financière, se sentiront particulièrement menacés par un adversaire qui sait où sont leurs points vulnérables. Il n'est pas étonnant qu'on recommence à parler d'une attaque américaine contre l'Iran à l'été.

Si les Américains déclenchaient un conflit contre l'Iran, on basculerait définitivement dans un autre monde, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. La communauté des nations se polariserait définitivement entre ceux qui accompagneraient les Etats-Unis dans une folle tentative de maintenir leur mainmise impériale et ceux qui se coaliseraient pour faire émerger un nouvel équilibre mondial. De quel côté la France se situerait-elle? Si l'on en croit l'attitude du président Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir, la France choisirait les Etats-Unis, au risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent qu'elle élève la voix pour tracer les contours d'un ordre international fondé sur la justice et la paix - ce que Jaurès et de Gaulle ont su faire, chacun à leur époque.

La France sera-t-elle réduite à l'insignifiance?

Espérons que le pire sera évité dans les mois qui nous séparent de l'élection américaine; que George W. Bush ne choisira pas la fuite en avant, à la fois pour sortir de la crise monétaire et financière très grave dans laquelle se trouve son pays, pour rester dans l'histoire comme un «nouveau Churchill» et pour influencer le vote de ses compatriotes. Cependant, même en l'absence d'une nouvelle guerre, la France se trouve à la croisée des chemins. Continuera-t-elle à défendre le désordre international entretenu par l'Amérique impériale ou choisira-t-elle, conformément au meilleur de son histoire, de servir la paix, la liberté et la justice? La France choisira-t-elle d'entendre la voix des peuples, comme les démocraties latino-américaines, qui ont beaucoup moins d'atouts politiques, militaires, économiques qu'elle et qui pourtant osent défier pacifiquement le grand frère au Nord du continent? La France saisira-t-elle l'aspiration universelle à la paix qu'exprime par exemple le souhait de la Corée du Sud de mettre en oeuvre une détente (et peut-être une réunification) avec la Corée du Nord, rêve régulièrement anéanti par les menaces américaines envers Pyongyang? La France négligera-t-elle d'entretenir l'espoir qu'avait suscité sa courageuse prise de position sur le conflit irakien au début de l'année 2003? Si tel était le cas, notre pays se réduirait à l'insignifiance - ce qu'exprime déjà la signature du traité de Lisbonne ou la rentrée dans le commandement intégré de l'OTAN.

Mission: proposer un autre ordre mondial
Des aspirations multiples s'expriment dans le monde, qui témoignent de ce que, vingt ans après la fin de la guerre froide, le monde voudrait enfin recueillir les «dividendes de la paix» dont les prive le «nouvel ordre international» proclamé par George Bush père et accompli par le fils. Cependant, des phénomènes comme le néomarxisme altermondialiste, l'émotionalité du débat qui entoure la répression au Tibet, l'impuissance face aux massacres du Darfour ou le fondamentalisme islamique montrent bien les impasses dans lesquelles la puissance impériale peut espérer adroitement enfermer ses adversaires. Ce serait à un pays comme la France, situé au coeur du monde occidental, de proposer les contours d'une nouvelle communauté internationale au sein de laquelle on ait tiré les conclusions des erreurs passées:
1. Il ne peut pas avoir d'autre économie que celle respectant les lois du marché et la liberté du commerce international. La France doit plaider pour un libéralisme authentique et ses esprits les plus lucides cesser d'appeler "néo-libéralisme" ce qui est un impérialisme anarcho-capitaliste. Non, les Etats-Unis ne pratiquent pas le libéralisme; ils pratiquent un keynésianisme militaire au service d'une minorité de puissants qui espère profiter de la destruction de toutes les frontières pour faire main basse sur les richesses de la planète. Pour contrer cette politique, qui est le contraire du libéralisme, l y a urgence à refonder le système monétaire international sur un étalon impartial. Le dollar, l'euro, le yen doivent être émis en référence à une valeur intangible dans un système de changes fixes. D'autre part, il ne peut y avoir liberté du commerce qu'entre pays de développement équivalent. Le prochain gouvernement français devra avoir le courage d'affronter les multinationales en établissant, au besoin sans les partenaires européens, des taxes sur les produits importés des pays à très bas salaire. Enfin la France devrait plaider pour le droit des pays souverains à exploiter eux-mêmes les ressources de leur sous-sol. C'est la condition d'un développement équilibré et la base d'un libéralisme authentique. La France devra montrer l'exemple en l'occurrence: signer des accords pétroliers équitables; inclure la question de l'accès aux matières premières dans tout plan de paix pour le Darfour etc...
2. Il faut étendre le principe de la charte de Paris (processus d'Helsinki), qui a rendu possible la fin de la guerre froide en Europe, à l'ensemble des relations internationales. C'est-à-dire que les frontières actuelles des Etats doivent être déclarées inviolables; elles ne peuvent être modifiées qu'au terme d'un processus démocratique; encore faut-il tenir compte d'échecs dramatiques comme l'éclatement de la Yougoslavie: on doit tendre à la fois à l'intangibilité absolue des frontières et au renforcement de la démocratie en leur sein; les droits de l'individu doivent définitivement être préférés à ceux des minorités. Pour le succès d'une telle politique, il faut à la fois obtenir des dictateurs qu'ils s'engagent (comme les dirigeants soviétiques en 1975) à respecter les droits de l'homme et que l'Occident renonce au «droit d'ingérence», qui a doublement échoué - l'expérience montre que l'ingérence aggrave la situation des pays concernés et elle n'est exercée que dans les petits pays, tandis que l'on tolère les exactions des puissances contre leurs minorités, renforçant le sentiment, universel, que l'Occident pratique un double langage.
3. La France, puissance nucléaire, est crédible si elle encourage au désarmement. Elle peut montrer l'exemple. Elle sera crédible si elle demande à Israël de jouer cartes sur tables et de révéler publiquement qu'il possède l'arme atomique, forçant ainsi l'Iran à dévoiler son propre jeu. D'une manière générale, la France peut, aidée de la Chine avec qui elle partage la rationalité dans le développement de l'arme atomique (dissuasion du faible au fort, refus de l'empilement des armes au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l'invulnérabilité du pays) et d'une Russie qui s'est ruinée dans la course aux armements des années 1960-1985, aider à mettre fin à la prolifération nucléaire, qui est largement le produit de la peur inspirée par les Etats-Unis (et de leur nouvelle doctrine de l'emploi éventuel d'armes nucléaires tactiques).
4. La France doit combattre pour le multilinguisme, en particulier dans les organisations internationales. J'ai fait l'expérience, récemment, d'une conférence internationale en Corée du Sud, où nos hôtes saisissaient la moindre occasion de parler une autre langue que l'anglais: l'allemand ou le russe en particulier. Pour notre pays, il ne s'agit pas seulement de défendre la langue française. Il faut défendre d'autres langues que l'anglais dans les relations internationales. La France jouerait sans doute un coup gagnant dans l'Union européenne et dans le monde si elle encourageait à l'utilisation de l'espagnol - une langue européenne, qui a tant contribué à la culture occidentale, qui est celle d'un sous-continent, et qui est de plus en plus parlée aux Etats-Unis - à côté de l'anglais dans les relations internationales.

Combattre pour la justice
La diffusion de la démocratie, l'économie de marché, la liberté du commerce, ne peuvent s'établir que dans la paix. Le continent latino-américain ravagé par les guerillas, l'Afrique victime de toutes les convoitises des puissances, l'Asie ravagée par les impérialismes et les dictatures totalitaires au XXè siècle, le Proche-Orient compliqué, l'Europe marquée dans sa chair par deux guerres mondiales n'aspirent qu'à une chose: la pacification des relations internationales et le développement économique dans la diversité culturelle. La France, puissance moyenne, qui ne sera (plus) jamais gagnante dans la surenchère impériale, n'a qu'une seule carte à jouer: refuser d'être plus longtemps le caniche des puissants, se faire la voix des opprimés - non pour les encourager à des révoltes stériles mais pour l'avènement d'un nouveau concert des nations. «La France n'est écoutée et puissante que lorsqu'elle combat pour la justice» aimait à dire Jaurès. Edouard Husson

Vendredi 02 Mai 2008 - 07:59

 

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De Gaulle et le dollar

16:52, 04/30,2008

   Extrait du Magazine Marianne

Sarkozy incapable de tourner la page du dollar

Par Edouard Husson, historien, qui voit dans l'histoire monétaire française, a fortiori dans les volontés du président, une incapacité à sortir du «système dollar» alors que la réalité devrait nous pousser à se tourner vers les nouveaux grands: Russie, Chine, Japon...

Le 4 février 1965, le général de Gaulle prononça ce qui fut sans doute l'appel le plus important de sa présidence - et l'un des moins compris. Il attira l'attention du monde sur les dysfonctionnements de l'économie mondiale qu'allait bientôt entraîner le système monétaire international tel qu'il avait été conçu à Bretton Woods. Disposant de la seule monnaie convertible en or, monnaie dont ils avaient fait un moyen de réserve international, les Etats-Unis pouvaient s'endetter à volonté puisque le reste de l'économie mondiale avait besoin de dollars pour garantir sa propre fabrication de monnaie. En fait, comme le montrait De Gaulle, qui avait parfaitement intégré les leçons de Jacques Rueff, on avait passé le point d'équilibre: la quantité de dollars en circulation dans le monde était déjà telle que la monnaie américaine se dévaluait de fait. Il fallait refaire de l'or, disait-il, le point d'ancrage du système monétaire international.

De Gaulle, seuls contre tous, à gauche comme à droite
Que ne s'est-on payé la tête de De Gaulle à l'époque! Sa conférence de presse fut la première d'une série d'analyses lucides de l'état du monde (les discours de Phnom Penh, de Montréal, de la conférence de presse sur la Guerre des Six jours), qui se révélèrent toutes prophétiques, mais qui coupèrent progressivement l'ancien chef de la Résistance française des faiseurs d'opinion, puis ébranlèrent la confiance d'une partie des Français. Le mythe d'un président trop vieux se répandit, complaisamment entretenu par la presse anglo-américaine. Pensez-vous, De Gaulle croyait encore à ces vieilles lunes, il n'avait pas lu Keynes, le pourfendeur de la «relique barbare», l'or! Personne ne suivit le président français, ni ne comprit la portée de ses avertissements.

C'était l'officier de la Première Guerre mondiale qui comprenait comment les Américains entretenaient, au Vietnam ou dans la multiplication des missiles intercontinentaux, l'esprit de la Guerre froide - grâce à une fabrication potentiellement illimitée de dollars, pourvu que le «monde libre» marche dans la combine. Et tout cela afin de doper, par un «keynésianisme militaire», leur économie soumise à toujours plus rude concurrence (européenne dans les années 1960, asiatique depuis les années 1970). A l'opposé, les soixante-huitards pacifistes sont devenus, avec les années et malgré leur slogan «Faites l'amour, pas la guerre», les garants du système américano-centré. Dans les années 1980, ils ont découvert l'argent facile mis par les Etats-Unis à la disposition du reste du monde, et ont vite oublié leur vieille détestation de l'impérialisme américain. Ils ont toléré, puis encouragé, un système international où le pétrole a remplacé l'or comme garantie matérielle du dollar, ce qui conduit les Etats-Unis a défendre toujours plus agressivement le contrôle qu'ils exercent sur les approvisionnements pétroliers - au risque d'embraser le Moyen-Orient. Ils ont participé toujours plus activement à l'accaparement toujours plus frénétique par une minorité d'individus toujours plus voraces d'un dollar-papier toujours plus dévalué et des produits financiers fondés sur lui à la valeur toujours plus hypothétique. Il n'y a pas d'autre explication sérieuse à la croissance des inégalités dans le monde.

La prise en otage des économies par le dollar
Si l'esprit européen avait été une réalité à la fin des années 1960, les membres du Marché commun auraient fait bloc derrière De Gaulle et exigé des Etats-Unis qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances et qu'ils adhèrent sérieusement à l'esprit de détente. Mais les Etats-Unis n'eurent rien à craindre: on se moqua de De Gaulle, on se réjouit de son départ. Personne ne s'opposa au coup d'état monétaire d'août 1971, lorsque Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus la convertibilité en or du dollar - le président Pompidou et son ministre des Finances Giscard capitulèrent comme les autres Européens. Et depuis plus de trente ans, le monde a dû subir un système monétaire international pervers où les déficits américains servent à financer la croissance monétaire mondiale, où les Etats-Unis drainent jusqu'aux trois quarts de l'épargne mondiale. Car lorsque l'on a des dollars-papiers toujours plus nombreux - et donc valant en réalité toujours moins - on n'a guère d'autre perspective que de les replacer aux Etats-Unis en espérant que la force de travail des Américains, leur ingéniosité financière et leurs dépenses de défense en maintiendront la valeur.

Un système américano-centré tenu par la peur de l'effondrement
Il y avait quelque chose de pathétique dans l'opposition, en 2003, de Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la guerre en Irak. Ils étaient lucides politiquement, mais incapables de comprendre l'envers du décor. Les pays, toujours plus nombreux, qui à la suite de la France et de l'Allemagne, se sont opposés à la guerre, ne semblaient pas voir que c'était la communauté internationale qui donnait, malgré ses critiques, aux Etats-Unis les moyens de financer leur appareil de défense et la guerre. Comment les Etats-Unis peuvent-ils dépenser 50 milliards de dollars par mois pour leur défense, quand ils ont besoin de la même somme, mensuellement, pour combler leurs déficits de toutes sortes? Parce que le reste du monde (épargnants européens, investisseurs des pays producteurs de pétrole, banques centrales asiatiques) continuent à couvrir ces déficits sans broncher depuis des années.

Ce que Chirac et Villepin dénonçaient n'était que la face émergée de l'iceberg. Mais leur combat venait au bon moment, malgré l'insuffisante compréhension des mécanismes en jeu. En effet, George W. Bush restera dans l'histoire comme le président qui aura poussé à bout les ressources du système mis en place par Nixon, au point de le détraquer. Durant les six premières années de sa présidence, la masse monétaire américaine, tous produits confondus, a augmenté de 20% par an - pour amortir le krach des actifs boursiers, entretenir la consommation américaine et financer les guerres américaines. Depuis le début de la crise des subprimes, on en est à au moins 5% par mois. C'est-à-dire que, sous notre ami W, la masse monétaire américaine aura historiquement triplé. Autant dire que les Etats-Unis ont détruit la monnaie de réserve internationale. Le système ne continue à tenir que parce que le reste du monde, à commencer par la Chine, ne veut pas voir s'évaporer en quelques jours d'immenses réserves en dollars sur lesquelles reposent le financement de son économie. Mais nul ne peut dire ce qui l'emportera, des forces de destruction inhérentes à la politique «néo-conservatrice» (quelle ironie dans cette auto-désignation!), ou des tentatives de stabilisation de la situation par les grands acteurs internationaux.

On saisit le contresens commis par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut resolidariser la France aux Etats-Unis au moment où il faudrait se concerter activement avec la Russie, la Chine, le Japon et les pays pétroliers pour poser les bases d'un système monétaire international assaini.

Retrouvez demain le second volet de l'analyse de la politique étrangère française, sur l'intéressant cas chinois, par Edouard Husson.

 

Mercredi 30 Avril 2008 - 00:20

Edouard Husson

 

P.S. d’Annaba pour ceux qui n’ont pas le temps de lire entre les lignes du « Monde » : Les Etats-Unis ont fait la guerre à l’Irak parce que Saddam Hussein avait décidé de vendre son pétrole contre des euros et non plus contre des dollars. C’est la véritable cause de sa mort et de cette hécatombe. Les Etats-Unis savaient que les échanges internationaux en euros auraient fait boule de neige et ça aurait été une catastrophe pour eux.

http://philippe.annaba.free.fr

 

Le Che de Nathalie Cardone

23:42, 03/23,2008
NATHALIE CARDONE n’a pas choisi le bon moment pour chanter Che Guevara (Hastas Siempre commandante) Extrait du site CritiquesLibres.comDans son livre décapant, « La face cachée du Che » ( Editions Buchet Chastel), lécrivain et journaliste cubain, Jacobo Machover raconte la véritable histoire du révolutionnaire. On y découvre un fils de famille très aisé et militant stalinien sans état dâme, partie prenante dun système totalitaire sanglant. Cétait un aventurier sans cœur, qui fut à la fois linstrument de Castro et sa victime. Avec lui, Castro rejoua la pièce Staline-Trotsky avec Guevara dans le rôle du sanguinaire barbichu patron de larmée rouge et responsable de massacres sans nombre.
Guevara avait coutume de dire : « Ne faîtes pas traîner les procès. Les preuves sont secondaires », paroles que n
auraient pas reniées un Fouquier-Tinville de la pire espèce.
« En différentes occasions, le Che venait voir les exécutions à l
improviste. Il montait sur le mur. Ce nétait pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et en regardant les exécutions »
« J
ai vu un homme quon allait fusiller. Il y avait trois poteaux cloués là, derrière les galeries des prisonniers. On la attaché à lun deux et lui a mis un bandeau sur les yeux. Lhomme a commencé à implorer sa mère, à invoquer ses enfants, à se pisser et à se chier dessus. Un curé est alors arrivé. Je me suis demandé ce quil venait faire là, à côté de lhomme qui allait être fusillé. Je nai pas pu continuer à regarder. Je me suis retourné et je suis parti. Je nai pas vu le reste, jai juste entendu la décharge des fusils. » Le Che lui est resté et sest régalé
Quelques instructions données par Che Guevara pour les procès : « Ceci est une révolution. N
utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. Il sagit dune bande de criminels et dassassins »
Voilà l
homme dont les posters trônent dans les chambres denfants, paradent sur les tee-shirts des jeunes et le régime toujours en vigueur dans la grande île. Merci, Monsieur Machover d